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1716.

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9

» que lui. C'étoit dans les derniers

momens où le feu Roi sembloit
consulter avec bonté la Famille , &

ne vouloit rien faire contre son gré,
,, qu'il falloit marquer de la repu.
„ gnance. Monsieur le Duc auroit
5 pû representer ses interêts avec rel-
9 pect, & il ne se feroit trouvé tout
,, au plus exposé qu'à entendre dire
», qu'il étoit étonnant qu'il pensât au-

trement que le Pere du premier
Prince du sang. Cependant, a t-il
formé la moindre opposition pour

lors, & même dans ce tems, qui
», est nommé tems de liberté par ceux
» qui veulent en abuser, n'a-t-il pas

fenti l'impossibilité de réclamer con

tre l’Edit ? Que prétend-il donc ; ; à présent? L'accroissement de sa hai

ne change-t-il les choses de nature,

& ne fait-il pas qu'un tel Edic ne
; peut être caffé di modifié par nul
, autre que par un Roi-Majeur, &

même sur des causes bien graves?
Un Arrêt du Parlement ne fauroit
casser un Edit qu'il a reconou. Un

Conseil de Régence pourroit-il,
» fans confusion, faire parler un Roi

de fix ans, pour (dans un fait qui n de fauroit partir que de sa propre

L6

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1716."

connoissance ) renverser l'ouvrage d'un Roi son Bil-aieul, en fêtris. fant celui à qui l'honneur de son éducation a été folemnellement deféré? Mais d'ailleurs, quand la chose seroit failable, qu'en revien. droit-il à Monsieur le Duc, s'il réusfiffoit dans ses étranges prétentions?

En seroit-il plus grand Prince du » sang? Non, mais il auroit la fatis

faction d'avoir dégradé de Frére de

fa propre Mére, l'Epoux de sa pro3 pre Tanie, le Frére de l'Epouse

du Prince Régent, le Fils du plus illustre des Grand-Péres de fon Roi, qui l'a comblé de biens souvent

même à la priére de celui qu'il ar» taque.

» ATTENTATOIRE à l'Auto„, rité Roiale. Quoi donc, dès qu'un s grand Prince a les yeux fermez, fa

volonté revêtue de toutes les céré» monies les plus auguftes, regûë ( » par tous les peuples, exécutée par » tous les Parlemens, même dans les

tems de liberté li souvent allegucz » par Monfieur le Duc, approuvée

dans un Lit de Justice nemine con

tradicente sera sujecte au caprice du us premier vcou qui s'avisera de recla

mer,

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si mer, & l'on croira plus de solidité
à l'ouvrage d'une Régence, qu'à

1716. a celui du plus grand Roi du Mon.

9 de!

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,, Si un Homme moins considéra„, ble faisoit une telle entreprise, com» ment seroit-il regırdé du Peuple?

La qualité de premier Prince du » fang nè paroît pas devoir etre un » Privilége contre les Loix & la Rai. 19'fon.

Cette Requête est injurieuse » à l'Autorité des Parlemens, en ce » qu'elle demande que cette Autorité » soit méprisée, qu'on la regarde » comme chose non avenue, qu'on » transgresse des bornes qu'on a li sa19 gement posées, qu'un tribunal 6 » célébre & fi respectable aktére par » complaisance la pureté de ses Ora9. cles, & qu'il aille contre un Edir, » pour réjouir seulement les Princes

du sang qui ne lont point lézez, &

dont le premier, qui devroit être » leur bouffole, est trop sagement » conduit pour se mettre en cause.

Enfin, elle est d'un dange» ieux cxemple dans l'Etat , puis „ qu'elle apprendroit au Peuple qu'il » n'y a plus rien de fixe & d'affuré,

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L7

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1716.» qu'on peut mépriser les Edits & », les Arrêcs, qu'on peut les interpre

ter à la fantaisie. Elle seroit capa

ble (ce qu'on ne peut dire sans hor. > reur) d'infinuër aux esprits inquiets

& mal-intentionnez, qu'on pourroit attaquer impunément l'Arrêt

facré de la Régence, unique fon9, dement de la tranquillité publique. , Oui, cet Arrêt qui a nommé pour » nous gouverner le Prioce qui s'en » acquite fi dignement: cet Arrêt rendu par

le Roi féant en fon Lit de Justice, & le même qui a déféré » au Duc du Maine ce que Monfic ur

le Duc prétend lui disputer: atta , quer cet Arret dans un de ses points,

c'est Pattaquer en toutes ses parties, & ce feroit même commencer à en ébranler un autre à qui la France doit l'heureuse Paix dont nous jouissons.

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LES Princes Legitimez avoient gagné l'estime & le coeur d'une infinité de personnes par l'éclar de leurs qualitez, & par la douceur de leurs manieres. Ainsi le Public triom. phoit de voir avec combien d'adresle & de force on les ayoit mainte

nus

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nus dans leurs rangs & droits. Il 1716.
couroit de tous côtez des copies
manuscrites de leur Memoire. On
se les enlevoit les uns aux autres. H
y avoit même des gens qui étoient
assez bons, pour croire qu'en tenant
le parti des Princes Legitimez, ils
faisoient le devoir de fidelles Sujets,
violé par ceux qui vouloient contre-
venir aux volontez du Roi défunt.

SUR ces entrefaires, les Princes
Legitimes presenterent au Roi la Re-
quête suivante, le vingt deux du Mois
d'Août.

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SIRE,

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LOUIS HENRI, Duc de

Requête ,, Bourbon, Prince de Condé, des Princes CHARLES de Bourbon, Com-Legitimes

. te de Charolois, Louis - ARMAND de Bourbon, Prince de Conti, Princes de Votre sang

font obligez de réprésenter à vo-
,, tre Majesté, qu'encore que la

qualité de Prince du Sang, qui
donne seule la capacité de succé-

der à la Couronne, ne puisse êrre
»; attachée qu'aux Princes issus de la
» Maison Roiale, par le Droit d'une

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» Nail

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