Obrázky na stránke
PDF
ePub

Remon.

du

1717.

mettant d'abord dans leur devoir fans que rien branlât dans la suite contre le service de Sa Majefté.

Mais on abandonna bien-tôt ce suFrances dijet, pour ne s'occuper que des diffifür la fup-cultez embarrassantes, survenuës toupression Dixieme.

chant l'enregistrement de l'Edit qui supprimoit le Dixieme. Le Conseil de Regence avoit nommé des Commissaires pour les examiner. Le neuf, les Députez du Parlement eurent làdeflus audience du Roi, étant présentez par un Secretaire d'Etat & p.ir le Maitre des Cérémonies. 6. M. étoit dans la Salle d'Audience, aslife sous un Dais, & aiant d'un côté S. A. R. & de l'autre le Chancelier. Le Premier Prélident parla sur quelques articles de l'Edit, & expola la misere accablante du peuple, avec une force & en des termes qui tirerent les larmes des yeux. Le Chancelier lui répondit, que le Roi voioit avec plaisir le zele du Parlement pour

l'Etat, & son attention pour le bien de la Patrie. Le Duc Régent ajoû. ta, que S. M. avoit beaucoup d'égards aux salutaires representations du Parlement, qui n'agissoit que pour le bien public, & qui avoit toûjours fi.

gralé

[ocr errors]

gnalé son amour pour la Nation dans 1719.
les tems difficiles., Le Chancelier re.
prit ensuite la parole, & dit, Mef-
feurs, le Roi vous fera savoir demain
ses intentions. Ce jour-là en effet,
on porta au Parlement une Déclara-
tion, par laquelle S. M, applanisfoit
les difficultez de l’Edit , tur quoi il
fut enregistré d'abord & publié le
lendemain. Les mêmes Députez au
refte avoient eu ensuite audience de
S. A. R. qui étoit dans la grande
Gallerie avec le Chancelier de France
& le Duc de Noailles. Ce Prince
les avoit même entretenus pendant
plus de quatre heures sur l'état où
croient les Fin.inces à la mort du feu
Roi, sur les operations qui avoient
été faites pour la réduction des Dete
tes,& enfin sur l'état present des
Finances Les articles controversez
de l'Edit avoient été agitez ensuite
dans cette. Conférence , où Mon-
sieur Law entra , pour déta lier les
avantages qui reviendroient de la
Compagnie du Miffiffipi. C'est ce
détail où Son Altesse Roiale entra,
qui aida beaucoup à terminer cette
affaire,

1

[ocr errors][merged small]

Edit por

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

1717. 9, Lo'uis, quoique le foulagc

j; ment de nos Peuples, épuisez par tant lup.

les efforts que notre Roiaume a été dixieme. ,, obligé de faire, pour solltenir prel

), que fans interruption deux longues » & sanglantes Guerres ; ait été le » premier objet de nos voeux dès le

commencement de notre Regne

nous n'avons pû y par enir "aufli » promptement que nous l'aurions de j, firé, foit à cause de la multitude &

de la diversité des engagemens que 92

la nécessité des tems avoit fait contracter, soit par la difficulté de connoître à fonds la véritable situation de nos Revenus, & de fixer la mal

se des Détres de toute nature, dont j; notre Roiaume étoit chargé, soit

enfin par la confusion qui se trou. ??

voit dans les différentes parties de

nos Finances & de. rios Reienus, 5. qui étoient prefque tous consom», mez par des Aflignations anticipées,

fuites inévitables du malheur des tems, qui ne permettoit pás de

penfer à établir un meilleur ordre pen

dant qu'on étoit uniqgement oco ,, cupé à chercher les moiens de soll

tenir la Guerre, & de procurer enfin à ce Roiaume une Paix avanta

92

[ocr errors]

» geuse.

[ocr errors][ocr errors]

„ geuse. Nous n'avons pas laissé cc. 1717
» pendant de pourvoir aux besoins les
» plus prefans, d'accorder des remi-
» les, des diminutions ou des compen-

sations à toutes nos Provinces, de
2., jetter les fondemens de la libération

de l'Etat, par des suppressions des » Charges onéreuses ou inutiles, & 2 par des liquidations de Dettes qui 22 pouvoient leules, nous faire

, cornoi : tre la grandeur du mal & la natury des » Jemedes, conyenables. Le retranche

ment de plus de quarante millions » par an sur l'état de nos dépenses, 2. l'augmentation de plusieurs de nos » Fermes, particulieres, & la dimiw nution des charges, l'ordre & lar .» rangement que nous avons com> mencé d'établir dans nos Recettes

& dans nos Fermes, enfin les paie,, mens effectifs qui ont été faits en ar9 Bent comptant, soit à notre Trefor Roial,

ou

à l'Hôtel de notie bonne Ville de Paris, & qui ont monté à plus de deux cent quara te millions en moins de deux années, ont éré les premiers fruits de nos soins & de l'administration que nous avons établie. Nous avons même été en

core plus loin, & ne consultant que cojo

no.

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

3717.» notre affection pour .nos Peuples,

, fans attendre l'arrangement entir

de nos Finances, nous leur avons

déja accordé un foulagement conng

fiderable par la remise de quatre sols » pour livre sur les Droits de nos » Fermes, & par la fuppreffion ou la

réduction de plusieurs autres droits » également onéreux. Mais nous

n'avons regardé tout ce que nous , avons fait jusqu'à présent à l'avanta. » ge de' nos Sujets, que comme ure » simple préparation pour nous met» tre en état de leur procurer de plus

grands biens, & de former un plan w général pour l'administration de nos

Finances, qui pût en assurer l'ordre, en simplifier la régie, prevenir le divertissement des Fonds, faire cesser les caufes de l'obstruction du Commerce, & par une plus

grande consommation augmenter » nos Revenus, fans 'augmenter les » Impositions, & en soulageant même

nos Sujets de toutes celles qui ne

sont pas absolument nécessaires » acquiter les Dettes de l'Etat. C'est » dans cette vûë, qu'après nous être

fait rendre un compie exact dans 9 noire Coifeil, de la situation cù

[ocr errors]

pour

1, étoient

« PredošláPokračovať »