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que la chose 11'arrivât. Pour commencer par ce dernier article, l'année suivante *, le Duc Régent fit encore un nouvel effort dans ce defsein, en faisant publier une Déclaration du Roi qui suspendoit toutes disputes sur la Bulle Unigenitus. -S. A. R. fe flattoit de porter par là Sa Sainteté à donner des explica tions de cette Bulle, qui pufsent lever les difficultez des Oppolans. Mais au contraire, le Pape s'emporta contre le Duc d'Orléans, traita les NonAcceptans d'insolens & de refractai

condamna par un Decret du Saint Office + l'Acte d'Appel interjecté s par quatre Evêques de France, & celui du Cardinal de Noaila les t & déclara féparez de fa Communion & de l'Eglise Romaine tous ceux qui ne rendroient pas une obéissance entiere à fa Constitution. Sur quoi on remarqua que les Leta tres Apostóliques qui fulminoient ceto

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7. O&tobre 1717. | Par un Deeret du S. Office donné le 16. Fevrier 1718 & publié le 8. Mårs. -6. Le 1. Mars 1717.7% + Du 3. Avril 1717.

te excommunication, avoient été données * & publiées dans un tems où il paroissoit y avoir divers sujets de méfintelligence entre le Duc d'Orléans & le Parlement de Paris, & où certaines personnes travailloient à exciter un foulevement contre S.A. R.. Quoiqu'il en soit, une conduite audi hautaine produisit le contraire de ce que le Pape avoit espéré, & ne fervit qu'à lui donner de nouveaux sujets d'amertume. Renouvel. lemons d'Appels de la part des Prélats & des Eccléfastiques de tous les Ordres, nouveaux Appels de la part de plusieurs Evêques qui avoient reçû ci-devant la Constitution, Requisitoires vigoureux de la part des Avocats & Procureurs Generaux Arrêts fulminans de la part des Parlemens du Roiaume pour défendre la publication du Decret & des Lettres Apostoliques, & pour réprimer los Mandemens & les Procedures des Prélats Consticutionnaires. C'est tout ce que Clemens XI. gagna par une

hau• Elles furent données le 28, Août 1718. & publiées lc 8. Septembre de la mênc 19née.

hauteur injufte & mal entendue, Heureux encore d'avoir affaire à un Prince aulli moderé que le Duc Ré. gene, qui voulut bien ordonner par des Lettres circulaires aux Evêques & aux Magistrats du Roiaume de traiter cette affaire avec toute forte de ménagemens & de circonspection, dans l'esperance qu'on pourroit trouver quelques temperamens pour concilier les esprits, & pour procurer un accommodement. Au refte il se rencontroit une chose arsez singuliere dans les Ecrits pour & contre la Constituțion. D'un côté, les Opposans infiftoient, sur ce qu'elle donnoit lieu aux Proteftans de s'en prévaloir. De l'autre, le Pape accusoit lcs Opposans d'imiter eux mêmes les Proteftans, en imputant à fa Constitution des lens forcez, des calomnics manifestes & des er reurs cnormcs. D'autre part, le Saint Pere avoit beau traiter les Non-Acceptans d'une maniere dure & ria goureuse, & lancer scs foudres sur eux. Eux au contraire protestoient sans cesse d'un attachemcat inviolable à la perfonne co qualité de Via caire de Jesus-Christ & de Chef de

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l'Eglife, & faisoient profession d'en appeller simplement du Pape mal informé au Pape mieux informé & au futur Concile Général. 11 est visible que ces civilitez ne pouvant guèies 'être considérées que comme de pures démonstrations, Sa Sainteté auroit trouvé moins insuliante pour lui & moins gênante une bono ne Déclaration en forme contre son autorité. Du moins, elle lniauroit délié ls mins , & juflifié en quelque maniere ce qu'il auroit pů entreprendre.

Mais soit politique ou persuasion, les Anticonftitutionnaires de France s'en tinient à la methode de leurs Prédécefleurs, & ne voulurent jamais se croire lors d'une Eglise dont on les avoit chalfez. Un autre sujet de chagrin pour Clement XI. fut l'affaire des Bulles qu'il refusoit depuis long.tems aux Évêques de France nommez par le Roi, & que la 'Regence le força d'accorder par la vigueur & la termeté qu'elle fit paroître en établisfant des Commilaires pour trouver le moien de se passer de ces Bulles. Le Saint Pere craignit dès qu'il vit qu'on ce le craignoit plus. Ik

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fentit que la Datterie souffriroit une perte considerable s'il persistoit dans les premiers sentimens,' I fe hâta de prévenir ce malheur, en donnant les Bulles fans distinction à tous ceux, pour qui on les avoit demandées.

L'Etat ne fut pas moins agité 1717. que l'Eglise. Monsieur Daguesleau 1918. . avoit été élevé à la dignité de Chancelier avec l'applaudissement du Public. Ce Magiltrat avoit toûjours témoigné depuis ce tems-là un zele égal pour le bien du Roiaume & pour la personne de Monsieur le Regent. Il avoit même donné en diverses occasions des éloges magnifiques à l'ad. ministration de S. A. R. Ce Prince le crut pourtant obligé de lui redemander les Sceaux qu'il lui avoit confiez, & la France les vit avec douleur passer dans d'autres mains. Le même Prince avoit rendu le Droit de Remontrances au Parlement, & en effet pouvoit-on le refuser à un Corps qui est le ministre & l'interprête des Loix, le conservateur & le défenseur des droits du Peuple? Ajou. tez que ce Corps illustre avoit allez bien merité du Duc d'Orléans, en lui décernant la Régence, par des vues

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