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increpante, tranquillitas. Ipsam quoque cellulam meam, quasi cogitationum mearum consciam, pertimescebam : et mihimet iratus et rigidus, solus deserta penetrabam. Sicubi concava vallium, aspera montium, rupium prærupta cernebam ; ibi meæ orationis locus; ibi illud miserrimæ carnis ergastulum ; et ut ipse mihi testis est Dominus, post multas lacrymas, post cœlo inhærentes oculos, nonnunquam videbar mihi interesse agminibus angelorum ; et lætus gaudensque cantabam: - - - - - Si autem hoc sustinent illi, qui, exeso corpore, solis cogitationibus oppugnantur ; quid patitur puella, quæ deliciis fruitur ? nempe illud apostoli; vivens mortua est.

Mosheim's Ecclesiastical History.—Cent. IV. e. iii. 12.

The famous Greciam fanatic, who gave himself out for Dionysius the Areopagite, disciple of St. Paul, and who, under the protection of this venerable name, gave laws and instructions to those who were desirous of raising their souls above all human things, in orderto unite them to their great source by sublime contemplation, lived most probably in this century, though some place him before, others after the present period. No sooner were the writings and instructions of this fanatie handed about among the Greeks and Syrians, and particularly among the solitaries and monks, than a gloomy cloud of religious darkness began to spread itself over the minds of many. An incredible number of proselytes was added to that ehimerical seet, who maintained that communion with God was to be sought by mortifying sense, by withdrawing the mind from all external objects, by macerating the body with hunger and labour, and by a holy sort of indolence, which confined all the activity of the soul to a lazy contemplation of things spiritual and eternal.

18. The progress of this sect appears evidently from the prodigious number of solitary monks and sequestered virgins, which, upon the return of tranquillity to the Church, had overrun the whole Christian world with an amazing rapidity. Many of this order of men had, for a long time, been known among the Christians, and had led silent and solitary lives in the deserts of Egypt ; but Anthony was the first who formed them into a regular body, engaged them to live in society with each other, and prescribed to them fixed rules for the direction of their conduct. These regulations, which Anthony had made in Egypt, were, the year following, introduced into Palestine and Syria by his disciple Hilarion. Almost at the same time Aones or Eugenius, with their companions Gaddanas and Azyzas, instituted the monastie order in Mesopotamia and the adjacent countries; and their example was followed with such rapid success, that in a short time the whole East was filled with a lazy set of mortals, who, abandoning all human connexions, advantages, pleasures, and concerns, wore out a languishing and miserable life amidst the hardships of want and various kinds of suffering, in order to arrive at a closer and more rapturous communion with God and his angels. . . . . 14. From the East this gloomy institution passed into the West, and first into Italy and its neighbouring islands, though it is utterly uncertain who transplanted it thither. St. Martin, the celebrated bishop of Tours, erected the first monasteries in Gaul, and recommended this religious solitude with such power and efficaey, that his funeral is said to have been attended by no less than 2000 monks. From hence the monastic discipline extended gradually its progress through the other provinces and countries of Europe.

IRIFTH CENTURY.

Baronii. Annales Eccles. tom. vi. p. 2. An. Chr. 440. Leo Papa.

Ecclesiæ status turbulentissimus habebatur;. sicut enim orientalis ecclesia, Nestorianorum causâ, magnopere conflictationibus erat agitata, ita et occidentalis, Manichæorum jugiter fæcundiori cespite pullulantium, Pelagianorum rursùs insurgentium erat assiduis præliis perturbáta; accidit enim ut præter hæreticos illos, qui vel palam vel clanculo in Italia, et in ipsa urbe potissimùm agerent, ab externis quoque provinciis a barbaris captis, præsertim verò in Africa, pulsa Manichæorum agmina se in urbem intulerint, magno civium detrimento. Sed eò lethalius erat malum, quò occultius ejusmodi eorumdem venenum serpebat; quibus detegendis, et in apertum e latebris adducendis atque damnandis, haud levitèr insudandum fuit ipsi Leoni summo Pontifici, cujus adversus eos res gestas inferius ordine temporum enarrabimus.

Baron. vol. vi. p. 532. An. Chr. 498.

Multis enim pecunia corruptis, id perfecit, ut, præter consuetudinem, episcopus quidam eligeretur, Romanus natione, nomine Laurentius. Quorum gratiâ Romæ cædes, rapinæ, et alia innumera mala perpetrantur. . . .

At non clerus tantùm, sed et senatus Romanus ea de causa mutuis inter se discordiis nixisque certavit; partis alterius, nempe Laurentii, patrocinium suscipientibus Fasto et Probino potentissimis senatoribus, alteri verò parti, Symmachi videlicèt, Fausto exconsule et aliis senatoribus faventibus, quorum inter se conflictus ab Anastatio describitur ; nos verò pro temporis ratione suis quæque reddemus locis. Haud enim anni unius, sed plurium fuit ejusmodi in ecclesia IRomanâ certamen ; quod, sæpe consepitum, vehementiore eruptione recrudiret. Parti quidem Laurentii additæ vires vehementer ex eo fuerunt, quod idem habuit promotorem Paschasium sanctæ Romanæ ecclesiæ diaconum ; virum, qui tum ex doctrinâ, tum etiam ex vitæ sanctitate summam sibi gloriam compararat, quo populus perfacilè commoveri posset.

Turbulentissimus quidem hoc anno fuit status Romanæ ecclesiæ, cùm et clerici inter se mutuò scissi certarent, et senatores amplissimi ordinis magno periculo totius perdendæ urbis inter se invicem obstinatis animis conflictarent.* .

Fanaticism in the Fifth Century.+

Histoire ecclesiastique par M. Fleury, pretre, prieur d'Argenteuil ex confesseur du roi Louis XV.—Tom. iv. liîre 29. p. 632. à Nismes, 1778.

Le jeune Simeon entra dans un monasterè on il demeura deux ans. Mais le désire d'une vie plus parfaite le fit aller a Thelède, bourgade située au pied du mont Coryphe, entre Berée et Antioche. Il y avoit là deux monasterès, dont l'um etoit gouvernè par Héliodore, et composè de quatre-vingt moines. Simeon y demeura dix ans, et surpassa en austerité tous ses confrères: car au lieu qu'ils mangeoient de deux jours l'un, il ne mangeoit qu'une fois la semaine : et quoique les superieurs l'en reprissent comme d'une desobéissance, ils ne pouvoient le persuader.

* St. Salvian's testimony, which has beem already recorded, refers to this century. He lived Am. Ch. 484.

* Happily, the climate of most countries prevented the extension of the Pillarites. . In Gaul the bishops nipped it in the bud.

VOL. I. I.

Un jour il prit une corde a puits faits de palmier, trèsrude meme pour les mains, et s'en entoura le corps depuis le ceinture em haut, en sorte qu'elle lui entra dans le chair: l'ayant ainsi portée plus de dix jours, ou s'en aperQut enfim a l'odeur et au sang qui en dégouttoit. Oula lui ota a peine ; et le voyant si excessif dans ses mortifications, ou le fit sorter du monasterè. Il se retira dans le plus désert de la montagne, et descendit dans une citerne sèche ou il continua a louer Dieu. Au bout de cinq jours, les supérieurs du monasterè se repentirent de l'avoir chassè ; ils l'envoyérent chercher ; on le trouva, et on le retira avec une corde. Peu de temps après il s'en alla a Thelunisse, bourgade située au pied d'une montagne pres d'Antioche. Il y trouva une petite loge, ou il s'enferma pendant trois ans.

Alors il voulut imiter le jeùne de Moise et d'Elie, et passer quarante jours sans manger. L'abbé Bassus étoit superieur d'un monasterè voisin, et avoit l'inspection des prêtres de la compagne. Simeon le pria de murer sa porte avec de la terre, sans lui rien laisser dans sa cellule. Bassus lui dit, que se donner la mort, n'etoit pas une vertu, mais le plus grand de tous les crimes. Simeon lui dit, mon père, mettez la dix pains, et un vase plein d'eau ; si j'ai besoin de nourriture j'eu prendrai. Ainsi fut fait. Au bout des quarante jours, Bassus revint; il Öta la terre dont la porte etoit bouchée, et etant entrè, il trouva tous les pains en leur entier, levase encore plein d'eau, et Simeon prosternè sans voix, sans mouvement, sans respiration. Il demanda une éponge, dont il lui humecta labouche, et lui donna les divins mystères. En etant fortifiè, il se leva, et prit un peu de nourriture, c'est a dire des laitues, de la chicorée, et des herbes semblables, qu'il machoit et avoloit peuapeu. Bassus ravi de joie retourna a son monastère composé de plus de deux cents moines, et leur raconta cette merveille. IDepuis ce temps Simeon continua de jeüner ainsi, tous les ans, quarante jours de suite, et il avoit dejà passè vingt-huit ans de la sorte, quand Theodoret l'ecrivoit. Il demeuroit debout les premiers jours; ensuite il s'asseyoit, continuant de prier: puis il demeuroit étendu et demi-mort. Après avoir passè trois ans dans cette cellule près de Thelanisse, il monta au haut de la montagne, et fit faire une enceinte de murailles, dans laquelle il s'enferma, ayant une chaine de fer de vingt coudées de long, attachée par un bout à une grosse pierre, et par l'autre a Son pied droit ; afin que quand il eut voulu, il ne put sortir de cet espace. Là il s'occupoit a la meditation des choses cêlestes. Melèce alors corevêque d'Antioche lui conseilla d'êter cette chaine, lui representant, que la volontè suffisoit pour tenir le corps par des liens raisonnaBles. Simeon se rendit, et fit venir un forgeron qui detacha la chaine. Ce Melèce semble étre le même, qui fut depuis evêque de Mopsueste, ami particulier de Theodoret. La reputation de Simeon se répandant de tous cótès, ou venoit alui, non seulement du voisinage, mais de plusieurs ÉÉ; de chemin. On lui amenoit des paralytiques, on le prioit de guèrir diverses maladies, ou d'obtenir la féconditè aux personnes steriles. Ceux qui avoient recu ce qu'ils demandoient, s'en retournoient avec joie et publioient ses bienfaits; ce qui en attiroit encore un plus grand nombre. Toutes sortes de nations y venoient en foule : des Ismaelites, des Perses, des Armeniens, des Ibériens, des Omerites et des Arabes plus reculès. Ou y venoit des eætremitès d'occident, d'Italie, de Gaule, d'Espagne, de la Grande-Bretagne. Sa reputation s'étendoit jusques aux Ethiopiens, et aux Scythes errans. A Rome elle etoit si grande, que les artisans avoient mis des petites images du Saint a l'entrée de toutes les boutiques, pour attirer sa protection. Theodoret* temoigne l'avoir oui dire. Simeon se sentoit importunè de cette foule innombrable, qui s'empressoit autour delui pour le toucher et tirer quelque benediction des peaux dont il etoit vêtu. Il lui paroissoit impertinent de souffrir ces honneurs excessifs et pénibles d'être toujours ainsi pressè ; c'est ce qui le fit aviser de se temir debout sur une colonne. Il en fit faire une d'abord de six coudées, puis de douze, puis de vingt deux, et enfin de trente six: et delà lui vint le nom de Stylite ; car Stylè en grec signifie une colonne. Plusieurs blâmèrent une manière de vie si extraordinaire, et quelqu'uns s'en moquoient: mais Theodoret croyoit que c'etait l'effet d'une providence particulière de Dieu, poür frapper les hommes d'un tel spectacle, et les miracles que Simeon fit devant et après, donnèrent bien sujet de le croire. Les moines du desertlui envoyérent demander quelle etoit cette manière de vie si étrange: lui ordonnant de la quitter,

* We must not forget that Theodoret is one of the Fathers ! He wrote the life of Simeon.

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