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Enrichis de Figkres en Taille-douceu
Cheralier de RUSSENSI

TOME TROISIEME.

A LA HATI ,
JEAN VAN DUREN..

Chez

3. D.CC. XXXVII.

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MEMOIRES

DE LA

REGEN CE

DE S. A. R. MGR. © L'E DUC D'ORLEANS.

DURANT LA MINORITB

DE LOUIS XV.

ROI DE FRANCE.

US QUE's là les François 172
J

avoient été bien éloigné de
soupçonner le coup terrible

dont ils venoient d'être acca-
blez. Ebloüis par les aparences brillan.
tes du systême de Law qu'ils ne com-
prenoient pas, ils y avoient donné tên
te baillée, & ils

étoient encore charmcz des millions en idée que le papier prox Tom. III.

А

*720 duisoit sans cesle. La Compagnie

de Miliffipi étoit l’apas trompeur qui les attireroit. On la regardoit comme une source inépuisable de richesses, & on croyoit gagner en achetant d'un argent réel les tresors imaginaires qu'elle distribuoit. Voilà jusqu'où l'avarice avoit entraîné les Peuples , ausquels la vanité achevoit de faire perdre l'esprit. Cependant les Arts languissoient, on négligeoit le commerce, on ne cultivoit presque plus les sciences, & on traitoit de bizares & d'entêtez le petit nombre de ceux qui avoient été affez fages pour se contenter d'une médiocrité tranquille & affûrée.

CETTE exposition doit faire comprendre quels furent les sentimens du Public à la vûë de l'Arrêt qui réduisoit le papier à la moitié. On ouvrit les yeux malgré soi , & on vit avec une surprisedouloureuse qu'on s'étoit laislé tromper à des noms vuides de réalité. Chacun eut bien vou u alors retirer l'argent de ses Billets. On courut en foule à la Banque pour cet effet, & il

у eut même plusieurs personnes d’écrasées. Mais il n'étoit plus tems.

seil de

l'Arrêt

> du vingt

Celles

NEANMOIS comme cet Arrêt 1720 n'avoit été publié que par ordre de RemorrSon A. R. sans avoir été communiqué du Conau Conseil de Régence, le Duc de

Régence Bourbon chef de ce Conseil, le Prin contre ce de Conti, le Maréchal de Villeroi, & plusieurs autres Seigneurs allerent Mai. remontrer au Duc Régent le desespoir du Peuple, & la néceslité de révoquer l'Arrêt qui le causoit.

D'un autre côté, le vingt-sepr du Parles suivant le Parlement lui députa les ment, Gens du Roil, pour lui representer le déplorable état de la France par la di. minution du papier , & pour lui demender. la révocation de l'Arrêt. Il leur futimpossible d'obtenir audience. Le Parlement les renvoya sur le champ avec ordre d'attendre au Palais Royal, jusqu'à ce que le Prince leur eut donné une réponse précise , quelle qu'elle pût être. Le Duc d'Orleans les reçût enfin, & les combla d'honnêtetez. Il leur promit même de concourir avec eux à trouver les moyens d'ajuster les intérêts du Roi avec ceux du Public & chargea un Secraitaire d'Etat de le confirmer par un Lettre qu'il écrivit aux Chambres Allemblées.

LE Premier Président se rendic

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