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altérés à dessein pour égarer l'opinion publique Européenne; || De protester contre l'effusion du sang de leurs frères cruellement égorgés par les bandes Bulgares, contre le pillage, l'incendie, et la destruction de leurs villages. || Ils donnent aux Puissances l'assurance que si les Macédoniens, si cruellement frappés par les Bulgares, avaient pris les armes, aucune de leurs bandes ne désolerait aujourd'hui leur pays. Ils ne l'ont pas fait pour ne pas troubler la paix Européenne, et parce qu'ils ne croyaient pas que l'Europe eût permis l'accomplissement de tels crimes sous ses yeux. || Ils déclarent enfin, qu'indignés du prolongement d'un semblable état de choses, les Macédoniens se verront dans la nécessité de prendre les armes pour défendre leurs frères contre les brigands venus de Bulgarie. || Dans cet ordre d'idées ils supplient l’Europe, au coeur compatissant, de vouloir bien daigner protéger leur malheureuse patrie contre les malandrins Bulgares en mettant un terme à un ordre de choses qui est la honte de l'humanité.

La Commission: (Signé) Thomas Stourou, Professeur (Monastir). || Spiridion Zaphiriou, Étudiant (Salonique). || Jean Basdékis, Négociant (Méléniko). || Naoum P. Tsistinopoulos, Pelletier (Kastoria). || D. Lazof (from the Olympus of Macedonia). ! Pericles P. Papanaoum, Professeur (Croussovou). || Dr. Étienne J. Mandrinos (de Klissoura). || Dr. Théokharis Ch. Yéroyannis (Stagire). || Nicolas Clinias, Professeur

(de Cozani).

Nr. 13289. SERBIEN. - Beschluß einer mazedonischen Volks

versammlung in Belgrad. Alle Balkansla ven sollen gemeinsame Sache machen.

30. August, 1903. (Translation.) || Le „meeting" constate que toutes les réformes qui ont été essayées dans le courant du dix-neuvième siècle en faveur de la population Chrétienne de l'Empire Ottoman et dont l'exécution a été confiée aux autorités Turques sont restées infructueuses, et que les plus récentes qui ont été proposées à la Porte sont restées inexécutées, et cela surtout à cause du régime Ottoman mauvais bien plus qu'à cause du mouvement révolutionnaire. || En constatant que la situation actuelle de décadence, aussi bien pour l'existence des Serbes que pour toute la race Slave en général dans les contrées de l'Empire Ottoman, peut devenir encore plus ruineuse, et que la suppression de notre race dans ces contrées assurerait la victoire aux ennemis communs de tous les Slaves des

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Balkans, le „meeting“ déclare que c'est un devoir général de tous les Slaves des Balkans de se rapprocher et d'agir d'accord pour empêcher tout ce qui peut conduire à la ruine du Slavisme. || Le „meeting" poursuit avec la plus grande sympathie les souffrances et les efforts de tous ceux qui luttent aujourd'hui pour la liberté en Macedoine et dans la Vieille Serbie, mais il est parfaitement convaincu que, de même que le Gouvernement du Sultan n'est pas en état de créer des conditions aptes à rétablir l'ordre et une paix durable dans ces pays voisins, Serbes et autres; de même qu'il serait tout à fait infructueux de confier ces pays à une des Grandes Puissances Européennes ce qui ne ferait que provoquer des nouvelles complications et désordres — les bandes des Comités sont également impuissantes de leur acquérir la liberté, et que leurs chefs ne sauraient pas garantir à la population la paix, l'ordre, et la sécurité, ainsi qu'un Gouvernement impartial le „meeting“ est d'avis que le meilleur moyen pour rétablir l'ordre et la paix dans la Vieille Serbie et dans la Macédoine serait de confier d'un commun accord, et tout en gardant la souveraineté du Sultan, la mission aux pays Balkaniques intéressés de participer à cette tâche. || Le „meeting“ fait élection et autorise MM. Alexandre Stoyanovitch, imprimeur (Président de la Skoupshtina); Goloub Janitch, commerçant; Zivan Zivanovitch (ancien Ministre des Cultes); Zivoin Peritch (Professeur de la Grande École), Ljuba Stoyanovitch (ancien Ministre des Cultes), et Miloutine Stefanovitch (Caissier du Gouvernement, en retraite), de la mise en exécution de cete Résolution. Nr 13290. GROSSBRITANNIEN. - Der Minister des Ausw. an den Botschafter in Petersburg. Antwort auf Nr. 12286.

Foreign Office, September 8, 1903. (Telegraphic.) || Macedonia. Your Excellency's telegram of the 2nd instant. | Inform Count Lamsdorff that His Majesty's Agent at Sophia has been in frequent communication with the Bulgarian Government respecting the state of affairs, and has not failed to point out the support given from Bulgaria to the insurrection. His Majesty's Government will now instruct Mr. Elliot to take every opportunity of earnestly renewing his representations to the Bulgarian Government. Nr. 13291. GROSSBRITANNIEN. Der Botschafter in Konstan

tinopel an den Minister des Ausw. Sendung europäischer Offiziere in die türkische Gendarmerie.

Therapia, September 4, 1903. (September 9.) My Lord, || I have the honour to state that the Belgian Minister here informs me that negotiations are proceeding with regard to the pay and standing of four Belgian officers to be lent for service with the gendarmerie in Macedonia. | In this connection I may mention that the two Swedish officers who were engaged last winter at the time of the acceptance of the reform scheme do not appear to be taking any active part in the control of the gendarmerie, but are residing at Uskub, revising the regulations of the force to which they have been appointed, their salaries being at the rate of 29 000 fr. and 18 000 fr. per annum. || I have recommended to Count Dudzeele, the Belgian Minister, that his Government should select active and healthy men, more of the class of non-commissioned officers, under an officer of organizing capacity.

N. R. O'Conor.

Nr. 13292. TÜRKEI. Der Botschafter in London an den

englischen Minister des Ausw. Die Lage im Auf

standsgebiet ist günstig. Ambassade Impériale de Turquie, Londres le 8 Septembre, 1903. (September 9.)

Musurus Pacha présente ses compliments au Marquis de Lansdowne, et a l'honneur de porter à la connaissance de sa Seigneurie que les dernières informations reçues par la Sublime Porte démontrent l'efficacité des mesures adoptées par les autorités provinciales de la Roumélie pour mettre un terme aux menées subversives des agitateurs Bulgares. Il résulte, en effet, de ces informations que la situation dans les Provinces de Kossovo et de Salonique est satisfaisante. A l'exception de quelques actes de brigandage, qui sont aussitôt réprimés, aucun fait important de nature à compromettre l'ordre et la tranquillité ne s'y est produit dans ces derniers temps. Quant aux Provinces de Monastir et d'Adrinople, où les brigands Bulgares se livrent à leurs exploits, les récentes communications des autorités Impériales démontrent que ces bandits sont mis en déroute dans toutes les localités où ils apparaissent. Ainsi, une forte bande fut cernée par les troupes Impériales dans le village de Nevesko (Klissoura), et, dans l'engagement qui eut lieu, elle a eu de très nombreux morts et blessés. Un certain nombre furent pris vivants. Le reste ayant pris la fuite, des colonnes de soldats furent lancés à leur poursuite. Dans la rencontre qui eut lieu à Klissoura même plus de 200 bandits furent tués. A Smitova soixante bandits furent également tués. li Plus de 350 brigands sont aussi tombés morts dans les parages de Pétra et de Bohich. || Par les soins des autorités militaires ceux des habitants qui s'étaient retirés dans les montagnes furent réintégrés dans leurs foyers. || Les brigands qui s'étaient retranchés dans le village de Vichani et dans

le Balkan de Vitch furent exterminés. Des brigands qui se trouvaient sur les collines situées entre le lac de Rodénik et le village de Zélendj, trente-cinq furent tués. Les autres, qui, pour échapper aux poursuites des troupes, se jetèrent dans le lac, s'y noyèrent. Les insurgés se trouvant dans les parages de Kirk-Kilisse sont cernés par les troupes Impériales.

Nr. 13293. GROSSBRITANNIEN. – Der Botschafter in Peters

burg an den Minister des Ausw. Vorbereitung einer Vorstellung in Sofia.

St. Petersburgh, September 10, 1903. (September 10.) (Telegraphic.) || I spoke to Count Lamsdorff to-day in the sense of your Lordship’s telegram of the 8th instant, and learnt from him, in reply, that a communication to the Bulgarian Government is being prepared by the Russian and Austrian Governments, and that their Representatives at Sophia will communicate it to their colleagues and request them to back it up with such language as would at least give evidence that there is no change in the attitude of their Governments towards the reform programme of the two Powers, that they are still in agreement to support it, and that other solutions of the difficulty will receive no encouragement from them.

Nr. 13294. GROSSBRITANNIEN. - Der Gesandte in Sofia an den

Minister des Ausw. Übersendet einen Notenwechsel zwischen der Pforte und Bulgarien über die Ursachen der Rebellion bei Adrianopel, Unterstützung der Insurgenten durch Waffen und Geld.

Sofia, September 15, 1903. September 19.)

I.

Notes Verbales addressed by Ali Ferrouh Bey to General Petroff.

Le 24 Août, 1903. Le Commissariat Impérial a signalé, à plusieurs reprises, depuis quelque temps, à l'attention du Ministère Princier, les préparatifs que faisaient les malfaiteurs de Bourgas pour faire irruption dans les parages limitrophes de ce district, et lui a demandé de recourir aux moyens d'interdire cette activité criminelle des agitateurs. || La Mission Impériale regrette de constater que même aujourd'hui les autorités Princières n'ont pris aucune mesure notoire pour empêcher la formation et le départ des bandes qui se dirigent sans cesse vers la ligne de démarcation. || C'est uniquement par suite de ce manque de vigilance que les malfaiteurs ont pu former une bande assez forte pour attaquer, le 5 (18) de ce mois, la ville de Vassilicos et mettre le feu à plusieurs villages, où ils se sont livrés à des actes des plus criminels. || Le fait que les malfaiteurs ont conduit leurs prisonniers à Bourgas en ayant en même temps quatre de leurs blessés avec eux, que ni le Maire ni le gendarme du village Alancaïrak n'ont pris aucune mesure pour les faire arrêter, ni même informé de leur passage la Préfecture de Bourgas, démontre simultanément qu'ils avaient passé de ce côté, et que les autorités Princières leur accordent pleine liberté d'action. L'aveu du Préfet que les blessés n'ont pu être découverts à Bourgas est aussi un fait qui confirme cette présomption. || Dans ces conditions, et vu que le Commissariat Impérial avait signalé au Ministère Princier les préparatifs qui ont précéde ces incidents, la Mission Impériale ne peut, à son vif regret, s'abstenir de faire ressortir la responsabilité qui pèse sur la négligence des autorités Princières et demande à nouveau au Ministère Princier de faire arrêter, et punir tous les malfaiteurs qui sont complices dans ces méfaits et qui, aujourd'hui encore, rôdent, avec leurs consorts, aux alentours de la ligne de démarcation pour faire de nouvelles irruptions.

Le 27 Août, 1903. Par sa note verbale en date du 24 Août courant, le Commissariat Impérial avait informé le Ministère Princier des méfaits qui ont été commis à Vassillicos et aux environs, en lui demandant d'en punir les auteurs. || Les informations supplémentaires qui sont transmises à cette Mission par son Altesse le Grand Vizir établissent qu'à l'approche des soldats Ottomans, ces malfaiteurs ont repassé la ligne de démarcation par différents points, et se trouvent actuellement dans la Roumélie-Orientale. || Aussi, le Commissariat Impérial réitère, d'ordre de son Altesse, sa précédente demande de faire arrêter et punir les malfaiteurs susmentionnés et restituer à qui de droit les effets pillés qu'ils ont emportés avec eux. || Le Commissariat Impérial demande instamment au Département Princier de lui faire connaître le résultat des ordres qu'il aura donnés à cet effet.

Le 2 Septembre, 1903. Faisant suite à ses notes verbales, en date des 24 et 27 Août dernier, le Commissariat Impérial s'empresse d'informer le Ministère Princier que, suivant ses renseignements, les aggresseurs sur Vassilicos et environs auraient envoyé à la foire de Baltchik une partie des bestiaux qu'ils ont enlevés aux habitants des susdits parages. || Le Commissariat Impérial prie le Ministère Princier de donner d'urgence des ordres nécessaires à

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