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Quæ tibi summa boni est ? uncta vixisse patella
Semper, et assiduo curata cuticula sole....
Exspecta : baud aliud respondeat hæc anus : i nunc ;
Dinomaches ego sum : suffla ; sum candidus ! esto ,
Dum ne deterius sapiat pannucia Baucis ,
Cum bene discincto cantaverit ocyma vernu.
Ut nemo in sese tentat descendere ! nemo !
Sed præcedenti spectatur mantica tergo !
Quæsiaris : nostin' Vectidí prædia ? « Cujus ?
Dives arat Curibus quantum non milvus oberret ;
Hunc, ais ? hunc, Diis iratis, Genioque sinistro ,
Qui , quandoque jugum pertusa ad compita figit ,
Seriolæ veterem metuens deradere limum,
Ingemit , hoc bene sit ! tunicatum cum sale mordens
Cæpe, et farratam, pueribus plaudentibus , ollam
Painosam fecem morientis sorbet aceti.

At si unctus cesses , et figas in cute solem ,
Est prope te ignotus, cubito qui tangat , et acre
Despuat in mores; penemque, arcanaque lumbi

20 Et tout votre mérite est d'en faire étalage

Aux regards indiscrets d'un monde adulateur :
Prenez de l'ellébore et vous serez meilleur.

Car, voici selon vous, quel est le bien suprême :
Mettre dans vos repas une recherche extrême !
Pour

que votre peau blanche ait un teint plus vermeil
Induire de parfums, l'exposer au soleil !....
Voyez cette Lais que l'âge va proscrire;
Elle fait comme vous : « Je suis, m'allez-vous dire, (2

Le fils de Dinomaque ! » ou, tout enflé de vent:
30 « Je suis beau ! » J'en conviens; mais vous êtes savant
Autant que

la Baucis criant partout ses raves,
Et qui, sous ses baillons, va les vendre aux esclaves.

Ah! si l'homme, du moins, pouvait descendre en lui
Sans tant examiner la besace d'autrui !....
Que de Vectidius on cite le domaine ; (3
Et vous direz: « lequel ? ce richard dont la plaine
Comprend, chez les Sabins, plus d'espace à l'entour
Qu'un milan n'en pourrait parcourir en un jour ?

Ladre haï des Dieux, ennemi de lui-même,
40 Qui, s'il faut déterrer de ce vieux vin qu'il aime

Une seule bouteille, aux fêtes de Cérés (4
Semble en guise de pampre apporter un cyprès ?
Dieu soit loué ! dit-il. A ces mots, il soupire,
Et, laissant le potage à ses gens qu'il fait rire,
Il boit son vin de lie et mord avidement
Sur un oignon salé son unique aliment ! » (5

- C'est fort bien dit; mais vous qui, tout parfumé d'ambres, Chaque jour , au soleil , allez sécher vos membres,

Ne trouvez-vous jamais quelque mauvais plaisant 5. Qui rie à votre aspect et vous heurte en passant ?

Runcantem , populo marcentes pandere vulvas.

Tu cum maxillis balanatum gausape pectas,
Inguinibus quare detonsus gurgulio extat ?
Quinque palæstritæ licet hæc plantaria vellant ,
Elixasque nates labefactent forcipe adunca,
Non tamen ista filix ullo mansuescit aratro.

Cædimus, inque vicem præbemus crura sagittis.
Vivitur hoc pacto : sic novimus. Ilia subter
Cæcum vulnus babes ; sed lato balteus auro
Prætegit : ut mavis, da verba , et decipe nervos
Si potes. Egregium cum me vicinia dicat,
Non credam. Viso si palles, improbe, nummo,
Si facis in penem quidquid tibi venit amarum ,
Si puteat multa cautus vibice flagellas,
Nequicquam populo bibulas donaveris aures.
Respue quod non es; tollat sua munera cerdo :
Tecum habita : et noris quam sit tibi curta supellex.

SATIRÆ QUARTÆ FINIS.

Qui , vous montrant du doigt à la foule assemblée ,
Lui découvre vos reins et votre peau brûlée ? (7
Si vos poils du menton méritent tant d'apprêt ,
Pourquoi les rasez-vous en un lieu plus secret ?
Bien que sous vos cinq doigts la pince recourbée
Enlève à votre corps la toison prohibée ,
Pour la déraciner vous l'humectez en vain :
L'ingrate, sous la faulx, meurt et renaît sans fin.

Si vous lancez un trait, souffrez qu'on y réponde , 6. Car ce n'est qu'à ce prix qu'on peut vivre en ce monde.

C'est aussi ce qui fait qu'on est si bien connu :
Vous cesseriez en vain de vous montrer à nu;
On sait qu'à votre slanc une plaie attachée ,
Şous ce baudrier d'or à nos yeux est cachée.
Forcez-nous , s'il se peut, à ne pas le savoir ;
Abusez-vous vous-même au point de n’y rien voir.
C'est lorsque mon voisin vante mes gentillesses
Que je n'y dois point croire. Hommes plein de faiblesses,

Si vos yeux sont troublés devant un vil métal,
70 Si vous cédez sans honte à tout penchant brutal ,

Si contre un débiteur poursuivi sans relâche
Vous déguisez vos traits pour le frapper en låche ,
C'est à tort que l'éloge a pour vous tant d'appas :
Vous vous montrez en vain tel que vous n'êtes pas ;
Rejetez cet encens dont vous êtes avide ;
Et sondez votre esprit pour juger de son vide.

FIN DE LA QUATRIÈME SATIRE.

NOTES ET OBSERVATIONS

SUR LA QUATRIÈVE SATIRE.

1) Ecoutez ce vieillard qui, calme et sans remord, etc.

Ce vieillard, comme on le voit facilement par ce début, est Socrate, et le jeune homme auquel il s'adresse est Alcibiade. Mais ces deux personnages sont allégoriques ; et Perse ne les a mis en scène l'un et l'autre que pour pouvoir tour-. ner en ridicule, sous des traits cachés, le caractère de Néron qui commençait alors à se livrer à ses désordres ; le nom du Romain Vectidius que le poète va placer tout-à-l'heure dans le discours d'Alcibiade achève de décéler cette tournure mystérieuse.

2) Prenez de l'ellébore et vous serez meilleur.

Il y a dans le texte:

... Anticyras melior sorbere meracas.

Anticyra , Anticyre, ville de la Phocide , sur le golfe de Corinthe ; elle était célèbre par l'ellébore qui croissait

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