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Nec, tu cum obstiteris semel, instanti que negaris
Parere imperio , rupi jam vincula , dicas.
Nam luctata canis nodum abripit : attamen illi
Cum fugit, a collo trahitur pars longa catenæ.

Dave, cito , hoc credas jubeo ! finire dolores
Præteritos meditor (crudum Chærestratus unguem
Abrodens ait hæc. ) An siccis dedecus obstem
Cognatis ? an rem patriam, rumore sinistro ,
Limen ad obscænum, frangam, dum Chrysidis udas
Ebrius ante fores, extincta cum face canta ?

- Euge, puer, sapias : Diis depellentibus agnam Percute. - Sed censen plorabit, Dave, relicta ?

Nugaris : solea , puer , objurgabere rubra. Ne trepidare velis, atque arctos , rodere casses. Nunc ferus et violens : at si vocet, haud mora ,

dicas : Quidnam igitur faciam? ne nunc, cum accersat, et ultro Supplicet , accedam? Si totus et integer illinc Exieras , nec nunc. Hic, bic, quem quærimus, hic est :

Non in festuca lictor quam jactat ineptus.
Jus babet ille sui palpo , quem ducit hiantem
Cretata ambitio ? Vigila , et cicer ingere large
Rixanti populo , nostra ut floralia possint
Aprici meminisse senes. Quid pulchrius ? At cum

Vous épargnaient un jour, d'avoir brisé leurs chaînes.
Le chien ronge sa corde , il la rompt et s'enfuit ;
Mais un reste à son cou traine encore et le suit.

Dave voudrait sauver son maître Chérestrate (25
Qui, rongé de dépit , lui dit : « va, je me flatte

Que je serai bientôt dégagé des tourmens
240 Qu'Amour m'a fait souffrir : punis-moi si je mens.

Quoi ! je serais toujours l'opprobre de ma race !
Des biens qu'on m'a laissés je ne verrais la trace
Qu'en des lieux de débauche ! amant d'une Chrysis
J'irais, sous son balcon, ivre, au milieu des nuits
Chanter en arrosant sa porte de mes larmes .....

Fort bien , mon jeune maître! allons, loin de ses charmes, Sacrifier aux Dieux qui vont vous délivrer. - Mais.... Dave, penses-tu qu'elle en puisse pleurer?

Vous plaisantez , je crois ! quelle faiblesse d'âme ! 250 Vous serez donc toujours. l'esclave d'une femme ?

Eh bien ! plus de dépit ! ne rongez plus vos fers :
Souffrez encor les maux que vous avez soufferts.
Car , qu'elle vous rappelle, et vous direz encore :
Que dois-je faire ? hélas ! faut-il que je l'ignore ?
Que mon cæur à sa voix ne soit point attendri?
Pourra-t-il l'oublier ?.... Oui, s'il est bien guéri.

L'homme libre est celui qui , maître de lui-même
Et de ses passions, suit la vertu qu'il aime.

Voilà la liberté ; je la trouve en son cour 260 Et non dans le faisceau d'un inepte licteur.

Est-il maître de lui ce candidat servile (26
Qui , pour gagner des voix, sue en courant la ville ?
L'ambition lui dit : « sors , sors de bon matin :

Herodis venere dies , unctaque fenestra. Dispositæ pinguem nebulam vomuere lucernæ , Portantes violas , rubrumque amplexa catinum Cauda natat thynni ; tumet alba fidelia vino : Labra moves tacitus , recutitaque sabbata palles. Tunc nigri lemures, ovoque pericula rupto : Hinc grandes Galli , et cum sistro lusca sacerdos. Incussere Deos infantes corpora , si non Prædictum, ter mane caput gustaveris alli..

Dixeris hæc inter varicosos Centuriones ,
Continuo crassum ridet Vulfenius ingens
Et centum Græcos curto centusse licetur.

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SATIRÆ QUINTÆ FINIS.

Que les fruits de ton champ, répandus par ta main,
Sur le peuple assemblé roulent en abondance ;
Et que Rome à jamais garde la souvenance
De la fête de Flore et de tes grands travaux ! » (27

Que ces soins sont flatteurs! qu'ils sont doux ! qu'ils sont beaux !
Puis, quand vient l'heureux jour qui d'Hérode est la fête, (28
Que chacun, à grands frais, dans son ardeur s'apprête

A garnir sa maison de flambeaux et de leurs , 270 Qu'un vin pur dans les airs exhale ses vapeurs ,

Et que le thon sacré nage dans l'eau rougeâtre,
Alors, vous quittez tout pour un culte idolâtre;
Vous murmurez tout bas ; votre vil, épouvanté
Par la crainte des Dieux, ne voit de tout côté
Que prêtres, que géans, que sistres, que fantômes :
Un cuf cassé par vous cache de noirs symptômes;

Et le plus vil enfin de tous les végétaux
280 Devient, suivant l'oracle, un remède à vos maux. (29

Si nos Centurions entendaient ce langage
Le grand Vulfénius rirait de mon ouvrage;
Et dirait hautement qu'à son avis, chez nous ,
Cent philosophes Grecs ne valent pas cent sous. (30

FIN DE LA CINQUIÈME SATIRE.

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7) Pour chanter les malheurs du Parthe et nos exploits.

L'empire des Parthes qui comprenait une grande contrée de l'Asie subsista jusqu'au règne d'Artaban iv, qui fut tué l'an 226 de J. C. Néron leur ayant fait la guerre, les avait contraints à demander la paix ; et cela grâces à la valeur et à l'habileté de Corbulon , général, qu'il avait chargé de cette expédition; ce qui n'empêcha pas à celui-ci d'être , dans la suite, une des victimes de la cruelle ingratitude du tyran.

2) Qui veulent mettre en vers un souper de Glycon.

Il est probable que Perse veut parler ici d'un médecin de ce nom , qui fut accusé d'avoir empoisonné Vibius Pausa. Quelques commentateurs ont cru que c'était Glycon le tragédien ; mais quel rapprochement peut avoir un homme de cette profession avec les horribles festins de Progné et de Thyeste dont il est parlé dans la même phrase ? La plupart des éditions modernes de Perse portent : sæpe insulso

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