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Quelles sont les principales causes des désordres de la vie humaine ? Les vices et les passions désordonnées. Quels sont leurs effets inevitables ? La misère, le mépris, la honte, la mort. L'homme faible, qui se livre en aveugle ou sans discernement et sans réflexions à tous ses penchans, ne s'aime point; il est l'esclave de son corps et le tyran de son âme. Il ne voit point le but auquel tend le sage dans la carrière de la vie ; si on le lui montre, il craint d'y toucher; il lui fait horreur. Si une main amie l'a poussé, malgré lui, dans la bonne route , il s'y arrête en chemin, il s'égare dans les sentiers les plus tortueux ; là il ronge ses fers, s'agite , se tourmente, se désespère , et creuse sous ses pieds l'abîme qui s'ouvre, chaque jour de plus en plus, pour l'en

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glontir. Qui le fait agir ainsi ? L'amour de lui-même; et l'amour de lui-même devient son propre bourreau. Mais le sage, tout en appréciant les ressources de la vie , se tient en garde contre les plaisirs qui ne sont que des piéges, pour n'embrasser que ceux qui ne procurent que des douceurs: le sage connait parfaitement ses véritables intérêts.

SIT.

LE SAGE EST EXEMPT D’ORGUEIL.

Qu'importent au sage le luxe des grands , les faveurs de la fortune, les futiles honneurs des cours, et les prestiges de la flatterie dont la puissance est environnée ? Ces avantages ne peuvent séduire son cæur, parce qu'ils sont périssables et qu'il sait très bien que leur absence n'est une privation qu'aux yeux de ceux qui y ont attaché quelque prix. En effet, la source de tous les revers, de toutes les humiliations, de toutes les persécutions et enfin de toutes les disgraces de la vie n'est que dans la jouissance des biens fragiles et idéals dont l'homme vain s'enivre et qui corrompent son âme. S'il savait mettre à leur place l'amour de la paix, la pratique de la vertu et les douceurs de l'étude qui sont des plaisirs réels et inaltérables, il serait véritablement heureux dans ce monde, autant, du moins, que ce monde est susceptible de vrai bonheur,

$ III.

LE SAGE EST SÉVÈRE.

Le sage , sévère envers lui-même, n'est indulgent pour les autres qu'autant que cette favorable disposition n'est point l'effet de la faiblesse ou de la flatterie.. Pourquoi chercherait-il à aveugler ses amis pour leur plaire ? Il n’exige d'eux que ce qu'il mérite par ses actions. Si on veut l'obliger, il veut l'être gratuitement; car, à défaut des autres, il tiré tout de lui-même. S'il est pauvre il vit de peu ; s'il a des richesses, il sait en faire usage sans ostentation ; s'il est souffrant ou malheureux, il endure ou se résigne ; si sa fortune et sa santé sont florissantes , il ne s'éblouit point, ne mésuse point de la vie et se tient en garde contre les revers. Il se prépare à tout événement. Il emploie pour prévenir les maux réels, tous les moyens qui sont suggérés par la prudence et autorisés par la vertu. Dès qu'il s'aperçoit que ses soins ont été superflus ou insuffisans, il ne songe plus à son infortune si elle est irréparable , ou s'empresse d'y remédier si la réparation est en son pouvoir. Mais il ne se plaint pas ; pourquoi se plaindrait-il ? contre qui sa plainte serait-elle adressée ? Contre lui ? il est innocent; contre les hommes ? ils sont injustes et ils aggraveraient son mal en riant de ses doléances; contre Dieu lui-même? il est bon, tout-puissant et infaillible. Le sage est sévère et impassible parce qu'il connaît à fond la mobilité du destin, l'inconstance des liommes, et la fragilité des choses de ce monde.

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qu’un ange pour diriger les actions des r des lois , les juger et les punir , sans in de la justice, ou essuyer les caprices

GE NE S'ENIVRE POINT.

s'abandonnerait-il à la brutale passion perdre la raison qui est sa sauve-garde:

qui éclaire et dirige l'homme dans le ur le conduire à son but. Dès que ant lui, il n'y marche plus qu'en tâtonLe Sage ne s'enivre point parce que son de conserver sa dignité d'homme.

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