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nions erronées que l'on a été obligé de pros- des vraies et des fausses visions, sa Iclire sur crire. Le moyen de ne point tomber dans cet le traité de Jean de Rusbrocck et l'apologie excès est de s'en tenir précisément à la foi de qu'il en fait, où il traite amplement de ces l'Eglise; de l'exposer dans les termes que points et enseigne en même temps les moyens . l'Ecriture sainte, les conciles et les Pères de ne s'y pas laisser tromper. C'est pourquoi l'ont exposée, et d'éviler toutes les questions nous ne nous étendrons pas davantage sur cet obscures et subtiles sur le quomodo, comme article. nous avons déjà remarqué.

Nous ne parlerons point non plus des causes La qualrième cause qui porte les hommes morales des erreurs qui viennent plutôt de la à s'éloigner de la vérité, c'est le trop grand corruption du cæur que de la séduction de allachement pour ses maitres ou pour les l'esprit, telles que sont l'ambition, la vanité, sentiments d'un auteur. Celle prévention fait l'intérel et les autres passions qui ont souque l'on n'exainine plus la vérité avec le dé- vent porté les hommes à se faire chefs de sec-.. sintéressement nécessaire, et que non seule- te, à enseigner des nouveautés et à scséparer ment on embrasse aveug'ément des opinions de l'Eglise. Les anciens temps et les moderfausses, mais qu'on les défend avec chaleur, nes nous en fournissent une infinité d'exemqu'on les outre et qu'on les porte à un excès ples, et il est rare que quelques-unes de ces qui devient très-dangereux. Un principe sera passions n'aient possédé les premiers hérésoutenable ; cependant pour combattre un siarques. La coulume, l'habitude, le point adversaire on 'en tire une conséquence er- d'honneur, les liaisons d'amitié reliennent ronce, quelquefois sans examiner si la con- aussi bien des gens dans l'hérésie, qui en séquence est nécessaire ou non. La préven sortiraient s'ils étaient délivrés de ces liens, tion et la chaleur de la dispute font embrasser et qui préféreraient leur salut et la vérité à et soutenir la conséquence, toulc erronée toute autre chose. L'esprit de désobéissance, qu'elle est, en sorle qu'il arrive que les mai- le désir de secouer le joug des lois, et de se ires ne sont point dans l'erreur, et quc des délivrer des peines, des au-lérités et des audisciples y lombent en soutenant leurs senti- tres pratiques pénibles de l'Eg‘ise, le libermenis. Pour éviler cet écueil il ne faut ja- linage et la licence d'enfreindre le vau du mais agir par esprit de parli, et quelque res- célibal, ont été encore des motifs qui ont prel que l'on ait pour ses maitres, examiner dans les derniers temps porté bien des pertoujours leurs sentiments par les règles, et sonnes à sortir de l'Eglise. Par une raison les soutenir sans chaleur et sans entêle- contraire, les meurs déréglées des calholiment.

ques, et principalement l'ignorance et le déCinquièmement, l'invention de nouveaux réglemenides ecclésiastiques, le relâchement Termes et de nouvelles manières de parler de la discipline de l'Eglise, les superstitions puur expliquer les mystères porte souvent à assez communes, les abus dans la distribul'erreur. Rien n'est plus nécessaire pour tion des indulgences et des dispenses, en ont conserver la pureté de la foi que la propriété porté d'autres plus religieux, mais trop crédes expressions. Car, comme dit saini Au- dules, à quitter l'Eglise pour embrasser des gustin, il n'en est pas de même des théologiens secles qui faisaient profession de réformer comme des philosophes : ceux-ci ont la ces abus et de mener une vie tout évangéliliberté de se servir des expressions qu'ils que. Enfin Dieu qui punit par l'aveuglement veulent, et ils ne craignent pas comme les de l'esprit les cupidilés désordonnées du premiers d'offenser les oreilles picuses en ex- cæur, Spargens pænales cæcitates super illicipliquant des choses très-difficiles. Pour nous tas cupiditates, prive les pécheurs, en puniil nous faut toujours parler suivant une rè- tion de leurs crimes, des lumières nécessaires gle exacte. Liberis verbis loquuntur philoso- pour connaitre la vérilé et pour y persévéphi. et in rebus ad intelligendum difficillimis rer; et s'en rendant indignes par leurs déréoffensionem piurum aurium non pertimescunt: glements, ou négligeant de les demander, ils nobis autem ad certam regulam loqui fas est. tombent par leur faule dans un aveuglement. On a tenu dans l'Eglise comme suspects d'hé- falal qui les conduit dans l'erreur. résie ccux qui ne voulaient pas se servir des termes consacrés par l'usage de l'Eglise ou

CHAPITRE XXIII. par les définitions des conciles, et il est bien De la manière d'étudier, d'enseigner el de trais à craindre que ceux qui inventent de leur

ler la théologic. chef de nouveaux termes, et qui se servent de nouvelles manières pour exprimer les mystè- Quelque science que ce soit quc l'on veuillo res, ne tombent dans l'erreur.

apprendre, il est nécessaire d'étudier les prin. Les visions et les révélations des particu- cipes et les fondements sur lesquels elle est liers sont souvent cause de la séduction des établie. La théologie, comme nous avons dit, hommes. Il faut x joindre les fausses histoi- cst fondée sur la révélation, ct cette révélaris et les faux miracles, qui peuvent être tion nous est connue par l'Ecriture sainte et complés pour la sixième cause. Mais rien en par la tradilion. Ainsi la principale occupace genre n'a causé plus d'erreur que les ex- iion d'un homme qui veut devenir bon théo pressions des mystiques. Unc infinité de gens logien est d'étudier à fond l'une et l'autre. ont élé entrainés dans des erreurs par ces La leclure de l'Ecrilure sainte est utiled trois voies. On peut voir là-dessus Gerson tous les chrétiens pour leur instruction et dans ses ouvrages de l'examen de la doctri- pour leur édification : mais les théologiens ne, de l'épreuve dos esprits et de la distinction en doiyent laire une élude parliculiere pole

Alablir les dogmes de la religion, pour réfuter qui y ont fleuri, les hérésies et les sebismes les crreurs et pour y apprendre les règles de quis'y sont élevés, les décisions des conciles la morale chrétienne.

et les règles les plus générales de la disciPour en avoir une parfaite intelligence il pline. On doit encore lire les traités particufaut étudier l'hébreu, le grec et le latin. Mais liers des théologiens nouveaux, soil de conavant qu'on soit en éiat de s'appliquer à cette troverse, soit de dogme, soit de discipline, élude il faut avoir quelque connaissance de pour apprendre quels sont les points l'histoire sainte et des livres sacrés. On doit controversés, afin d'apercevoir, en lisant les apprendre à lous les enfants dès leur plus Pères, les choses qui peuvent servir à la détendre jeunesse, et particulièrement à ceux cision de ces questions. Avant que d'entre que l'on destine à l'état ecclésiastique, l'his- prendre la lecture des ouvrages des pères, il toire de l'Ancien et du Nouveau Testament : laut nécessairement étudier l'histoire de c'est une des premières choses qu'on leur leur vie, et la critique de leurs ouvrages, afin doit enseigner. Dans la suite on peut leur de ne pas se tromper en prenant un auteur faire lire les livres historiques et moraux de des derniers siècles pour un auteur ancien, et l'Ancien el du Nouveau Testament. Mais un ouvrage supposé pour un yérilable. Il est quand on veut les appliquer à l'étude de la même bon de savoir sur quelle matière est théologie il serait bon de commencer par composé chaque ouvrage, et d'avoir un somleur faire lire des prolégomènes qui leur fis- maire de ce qu'il contient. Cela est d'un grand sent connaître le nombre, la division et les usage pour lire utilement les Pères. C'est à auteurs des livres sacrés, et qui les instruisis- quoi je crois que ma Bibliothèque des auteurs sent des questions principales sur l'Ecriture ecclésiastiques sera de quelque usage. Quand sainte; après quoi il faudrait leur faire lire on aura connu par là les auteurs et les ouavec application tous les livres de l'Ancien et vrages des pères, on pourra lire d'abord ceux du Nouveau Testament, y joignant quelque qui sont les plus nécessaires pour s'instruire bon commentaire latin qui les éclaircisse des des vérités essentielles de la religion. On pourra difficultés qui les peuvent arrêter, et leur même faire choix de ceux qu'on veut lire par donne l'intelligence du vrai sens de l'Ecriture rapport aux différents emplois auxquels on se sainte. Ils pourront changer de commenta- destine: car tous les ouvrages des Pères ne sont teur chaque fois qu'ils reliront le texte sacré pas également nécessaires à tous les eccle(car c'est une étude qu'il ne faut point inter- siastiques. Ceux qui sont obligés d'enseigner rompre), et choisir sur chaquelivre ceux qui les dogmes de la religion s'arrêteront aus Iraioni le mieux réussi. C'en est assez pour ceux lés que les Pères ont faits pour les établir; qui ne veulenl être que médiocrement sa- ceux qui s'appliquent à la discipline ecclésias. vants. Mais pour ceux qui veulent savoir à lique liront les ouvrages qui y ont rapport; lond l'Ecriture sainte, il faut qu'après avoir ceux qui doivent annoncer la parole de Dieu appris l'hébreu et le grec, ils liseni les livres feront leur étude particulière des homélies des de critique des anciens et des modernes sur Pères et des autres æuvres morales ; chacun les livres sacrés ; qu'ils étudient la chronolo- choisira ainsi les ouvrages des Pères qui gic el la géographic saintes; qu'ils allient conviennent à sa profession et à son enl'histoire de l'Ecriture sainte avec l'ancienne ploi. Mais ceux qui voudront se rendre habiles histoire profane, qu'ils lisent exactement le en tout genre, et savoir à fond la doctrine de texte original et les diverses leçons; qu'ils l'Eglise, se donneront tout entiers à la lecles comparent avec les versions; qu'ils en- ture des Pères de siècle en siècle. Ils comtreprennent la lecture des commentateurs an- menceront par lire les écrits des premiers ciens et modernes, catholiques et prolestants, Pères contre les parens, et les apologies qui en ont expliqué la lettre ; qu'ils voient de la religion chrélienne , el joindront à les dissertalions qui ont été faites sur les dif- celle lcclure celle des auteurs modernes férentes questions qui concernent l'Ecriture qui ont fait des traités sur la vérité de la resainte ; qu'ils examinent toutes difficultés ligion chrétienne. Ils liront ensuite les ouqui se présentent, et qu'ils découvrent autant vrages des Pères contre les premiers héréqu'il est possible le vrai sens des endroits tiques; ct en suivant l'ordre des temps ils les plus obscurs des livres saints.

verront tous les ouvrages polémiques des L'étude de la tradition n'est pas moins Pères. Ils auront soin de remarquer les pavasle. Elle comprend trois chefs : les écrits roles qu'ils y trouveront touchant la discides saints pères, les définitions des conciles, pline de l'Eglise, tant à l'égard des sacrel'histoire de l'Eglise. Avant que d'entrepren- ments que par rapport au gouvernement dre de lire de suite les ouvrages des Pères, il de l'Eglise, ct aux coulu:nes et céréinonirs cst bon d'avoir au moins une teinture de la qui oni élé en usage dans chaque siècle. Ils théologie; mais il est inutile d'employer plu- ne négligeront pas non plus les traités de sieurs années à la lecture des théologiens morale, et les commentaires sur lEcrilure scolastiques, il suMit d'avoir lu le Maitre des sainte, où l'on trouve plusieurs points de Sentences, et quelque bon commentateur, doctrine, de morale et do discipline. Enfin is commc Estius, ou quelque autre nouveau auront soin de loul lire el de ne rien laisser théologien ; il faut en même temps lire quel- échapper de ce qui peut leur donner quelques que abrégé de l'histoire de l'Eglise, dans lc- lumières pour connaitre la doctrine et la quel on puisse apprendre ce qui s'est passé discipline de l'ancienne Eglise. Ils continue. de plus considérable dans chaque siècle, les ront cette étude jusqu'au douzième siècle : ils personnes émincnles en sainteté et en savoir pourront néanmoins se dispenser de lire de longs commentaires allégoriques sur l'Ecri- avec beaucoup de peine et de travail. Chacun ture sainte de quelques-uns des anciens, et peut avoir sa méthode d'enseigner, et il y en les compilations qui ont été faites par les peut avoir plusieurs bonnes. Je ne prétends nouveaux , qui n'ont fait que copier les imposer aucune loi à personne : voici seuleanciens. Quand ils viendront au temps des ment un plan de l'ordre et de la méthode que scolastiques, après en avoir lu quelques- je voudrais que l'on gardât en enseignani la uns des principaux, et de ceux qui sont con- ihéologie. Il faut supposer que ceux à qui sidérés comme les chefs des différentes écoles, l'on entreprend de montrer la théologie saauxquels ils ne s'arrêteront pas néanmoins vent les langues, qu'ils parlent bien lalin, un temps considérable ; ils passeront de là qu'ils entendent le grec, et qu'ils savent un aus auteurs qui ont renouvelé la lilléra- peu d'hébreu ; qu'ils ont des belles-lettres , ture dans le quinzième et le seizième siècle. Ils qu'ils ont lu les bons auteurs profanes, qu'ils trouveront dans ces deux siècles quantité de sont capables de parler et d'écrire d'un bons auteurs et d'ouvrages de conséquence, manière supportable, qu'ils se sont accouto-qu'ils parcourront avec plaisir et avec profit. més à penser et à raisonner juste, qu'ils n'iCeux qui veulent s'appliquer à la contro- gnorent pas les règles de la dialectique, qu'ils verse auront une ample matière pour s'exer- ont quelque connaissance de toutes les parcer. Le dix-septième siècle, fournit encore ties de la philosophie, qu'ils ont un plan de un grand nombre d'écrivains sur toutes l'histoire ecclésiastique et profane, qu'ils ont les matières de théologie : mais on aura assez étudié la chronologie et la géographie soin de faire dans ce siècle, aussi bien

pour ne pas se tromper lourdement sur les que dans les précédents, un choix des meil- lemps et les lieux. Ces choses supposées leurs auteurs et des plus excellents ouvra- dans les écoliers, je crois qu'il est du devoir ges ; car le nombre en est si grand qu'il du maître de commencer par leur apprendre serait impossible de les lire tous, et il y en a d'abord l'histoire de la religion, de leur faire qui ne méritent pas d'être lus. On aura connaitre les auteurs et les liyres de l'Ancien soin à chaque siècle de lire les auteurs ec- Testament, de leur donner une idée de l'élaclésiastiques et profanes qui ont écrit l'his- blissement et du progrès du christianisme sous loire du temps. Mais la chose à quoi on doit les empereurs païens, et ensuite sous les prinplus particulièrement s'appliquer est la lec- ces chrétiens; de leur expliquer simple:nent et iure des actes, des histoires, des réglements distinctement nos mystères, de leur en dovner et des canons des conciles, tant généraux les principales preuves , de leur indiquer les que nationaux ou provinciaux. On ne peut auleurs qui les ontdéfendus, les héréliques qui pas se dispenser de lire les collecteurs des les ont aitaqués et les conciles qui les ont déficanons, le décret de Gratien, les décrétales, nis; de leur faire un plan général de la disles ordonnances des princes qui concernent cipline de l'ancienne Eglise, et des changel'Eglise , et en général toutes les lois cc- ments qui y sont arrivés, et de les instruire des clésiastiques. Pour les canonistes, un théo- principes it des maximes de la morale chréJogien doit être fort sobre dans la lecture de (ienne. Après celle instruction sommaire , leurs écrils : il suffit d'en lire un petit nom- on peut en même temps leur enseigner bre des meilleurs, sans fatiguer sa vue et trois choses : l'Ecrilure sainle, l'hisloire son esprit à la lecture de plusieurs gros vo- ecclésiastique, et ce qu'on appelle la théolumes de leurs ouvrages. Je ne dis rien à pré- logie. On commencera par les prolégomdsent des ouvrages des casuistes, dont j'aurai nes de l'Ecrilure sainle, où l'on traileri lieu de parier en un autre endroit ; mais je à fond ce qui regarde les auleurs sacrés et recommande ici surtout la lecture des au- les livres de l'Ecriture sainle; on leur ensciteurs du seizième et du dix-septième siècle qui gnera en même temps la chronologie et la géo. ont traité des questions particulières de con- graphie sacrées,qui appartiennent à l'histoire: troverse , de doctrine, de discipline ou décré et pour ce qui regarde la théologie, après avoir tale, par l'Ecriture sainte et par ia tradi- traité en général de la vérité de la religion tion, ou qui ont agité et éclairci des points contre les Juifs, les païens et les athées, on de discipline. Il y en a un très-grand nombre expliquera les fondemenls de la doctrino dans ces deux derniers siècles, où l'on trouve chrélienne. Toutes ces malières ayant assez quantité de grandes questions décidées, exa- de connexion ensemble, les unes serviront minées et traitées avec tout le soin et l'exac. beaucoup à l'intelligence des autres, et loutitude qu'on peut désirer. Au reste il ne les ensemble seront comme la base et lo faut pas se borner aux auteurs catholiques, fondement de ce qu'on doit apprendre dans il faut qu'un homme qui veut savoir à fond la suite. On continuera donc à instruire nola théologie lise les écrivains de toutes les tre théologien en lui expliquant de suite secles indifféremment, soit pour profiter de le lexle des livres sacrés par des notes lilleurs lumières dans ce qu'ils ont de bon, soit térales. Pendant qu'on lui expliquera les pour connaitre leur faible cl se meltre en livres de l'Ancien Testament, on le fera enétat de les combattre.

trer dans les grandes questions de l'histoire Mais comme ces études demandent bcau- sacrée et profane, depuis la création du moncoup de temps et de loisir, el qu'à peinc la vie de jusqu'à Jésus-Christ. Ces deux éludes d'un homme y peut suffire, on est heureux jointes ensemble seront d'un grand secours. de trouver des maîtres consommés dans les élu. Par la même règle, quand on en sera venu des, qui puissent enseigner aux autres, soit de aux livres du Nouveau Testament, on traivive voix, soit par écrit, ce qu'ils ont appris lera en même temps de l'histoire acejésiastique des premiers siècles. Quand l'interpréla- en retrancher les questions inutiles el in-
tion des livres sacrés sera linic on substilucra dignes des véritables théologiens, dont nous
en sa place les ouvrages des auteurs ecclésias- avons parlé amplemenldans le chapitre ving-
liques de siècle en siècle. On fera connaitre tième.
leur histoire, leurs ouvrages, et l'on indiquera Quoique les anciens théologiens aient
ceux qu'on doit lire principalement. Celle suivi l'ordre du Maitre des Sentences , et la
élude ne contribuera pas peu à l'éclaircis- plupart des nouveaux celui de la Som-
sement de l'histoire de l'Eglise, que l'on fera me de saint Thomas, on n'y est pas néan-
marcher d'un pas égal. Elle servira beau- inoins tellement astreint qu'on ne puisse
coup aussi à l'établissement des dogmes en inventer un autre, d'autant plus qu'il est
théologiques et de la discipline ancienne, assez difficile de rapporter tout ce qui con-
que l'on enscignera en même temps.

cerne la religion aux sujets des questions de
Quant à la manière de traiter les questions leurs ouvrages. Voici le plan d'une théologie,
de théologic, il faut suivre les règles que selon lequel on pourrait trailer inéthodique-
nous avons expliquées dans le vingtième ment de tout ce qui appartient à la doctrine
chapitre de cet ouvrage, touchant l'usage de chrétienne et ecclésiastique. On y trailerait
la dialectique, de l'éloquence et des autres premièrement de ce qui regarde les dogmes :
scicuccs; el fuir la barbarie et la sécheresse secondement, de ce qui concerne la discipline:
des scolastiques, et cependant ne pas faire et en troisième lieu , de la doctrine des
dégénérer des traités dogmatiques en des dé- næurs. On pourrait diviser le tout en cing
clainations. Il faut bien expliquer les dogmes, parties. La première, des dogmes de la re-
les établir sur l'Ecriture sainte, sur les dé- ligion ; la seconde, des sacrements de l'Eglise;
cisions des conciles, sur les passages des la troisième, de la hiérarchie et de la disci-
Pères, répondre aux objections que l'on peut pline ccclésiastiques,quant au gouvernement;
fiire ; distinguer ce qui est de foi de ce qui la quatrième, des riles et des cérémonies de
n'en est pas, réfuter fortement l'erreur pour l'Eglise ; la cinquième, de la doctrine des
ce qui concerne les questions du premier meurs. C'est sur ce plan que j'entreprends
genre, et défendre modestement ses opinions de donner un traité de la doctrine chrétienne et
dans celles du second, sans condamner ceux orthodoxe, suivant les principes élablis dans
qui ne sont pas de même avis; il faut enfin ce premier livre.

-

-

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nes.

50

ART. III. - On n'apprend polut sdrement tous ces de

87
vuirs en cousultant les aulres hommes.
37 CHAPITRE IX.

ibid.
ART. IV. - Il est absolument nécessaire que Dieu ail ART. I. - La plus ancien:e promesse est cel.e du Mes-
révélé à l'hoiame ce qu'il en exige.

ibid. sie, renouvelée à Abraham , fixée à la tribu de. Juda et
ART. Y. Toute religion nou fondée sur la révélation ensuite à la maison de Davidl. Le dernier prophèle Lermine
De mérite pas d'exanien.
ibid. Jes Ecritures en la renouvelaul.

ibid.
ART. VI. Facilité de découvrir la révélation di ART. II.- La révélatio:1 du péché d'Adam et de la
vioe.

ibid. condamnation de sa postérité est une preuve de la vérité
ART. VII. - Nécessité que la révélation dirine ail élé de la religion.

90
ecrite.

ibid. ART. III. – La révélation de la promesse du Messie est
ART. VIII. - Preuves que la révélation divine s'est con- une nouvelle preuve de la vérité de la religion et des

servée pure dans les Ecrilures.

39 Ecritures.

92

SECONDE PARTIE. Preuves des principes de la foi CHAPITRE X.

93

clarélienne par les livres de l'Ancien Testament. ibid. Il est certain que le Messie est venu, et que Jésus-Christ

CHAPITRE PREMIER.

ibid. est le Messie. Première preure lirée de l'accom;lissement

ART. 1. - Preuves de la vérité des Ecritures; leur de la prophétie de Jacob.

Ibid.

antiquité.

Ibid. CHAPITRE XI.

97

ART. II. – Ce n'est que par les Ecritures qu'on a une Seconde preure que le Messie est venu, et que Jésus-

counaissance exacle de l'origine des peuples et de leurs Christ est le Messie. L'accomplissement de la prophétie de

plus anciens monuments.

40 Daniel.

ibid.

ART. III. – La vérité des Ecritures prouvée par les CHAPITTE XII.

105

traditions communes à wus les peuples, et par le temps ART. I. Troisième preuve. L'accomplissement de la

où linissent ces traditions.

prophétie d'Aggée.

ibid.

ART. IV. — Preuves que Moise ese l'auteur des livres ART. II. - Quatrième preure. L'accomplissement de la

qui portent son nom.

42 prophélie de Malachie.

107

Air, V.--Nouvelles preuves de la divinité des livres de CHAPITRE XIII.

108

Moise.

ibid. ART. I. — La conversion des Gentils est une démonstra-

Alit. VI. – Certilude des miracles rapportés dans les lion que Jésus-Christ est le Messie.

ibid.

livres de Moïse.

43 ART. II. — C'est une autre preuve de ce qu'il les a con-

CHAPITRE II.

45 verlis par ses disciples.

110

ART. I. - Certitude des miracles sous Josué.

Ibid. CHAPITRE XIV.

111

ART. II. Certitude des iniracles au temps d'Elie. 43 ART. I. – L'établissement d'un sacrifice offert dans lous

ART. III. Certitude des miracles au temps d'Isaie. 46 les lieux du monde, prédil par Malachie, est une preuve

ART. IV. - Preuve complète de la vérité des iniracles, convaincante que Jésus-Christ est le Messie. ibid.

et de leur conséquence.

47 ART. II. - Depuis Jésus-Christ, Dieu a mis une entière

ART. V. - Liaison essentielle des livres de l'Ecriture impossibilité à l'exercice de la loi , qui devail durer jus.

entre eux et des faits miraculeux qui les aulorisent. 48

qu'au Messie.

114

CHAPITRE III.

49 CHAPITRE XV.

119

Certilude de la religion par les prophéties. ibid. ART. I. - Le prophèle Osée marque en délail les cir-

ART. 1. - De quelles prophéties il s'agit. ibid. constances de l'éiat où les Juifs sont réduils; il prédit que

ART. II. - Les premières prophéties faisaient attendre cel état ne changera que lorsqu'ils se convertiront à Jé-

lessuivantes, et l'accomplissement de celles-ci confirmuaient sus-Christ.

ibid.

les premières.

ART. II. - La dispersion des Juifs démontre la vérité

ART. III. - Preuves particulières de la vérité des pro- de la religion chrélienne et la divinité des Ecrilures. 121

plié ics d'Isaïe.

51 CHAPITRE XVI.

123

ANT. IV. – De la vérité des prophéties d'Isaie on con- La conservation des Juifs, malgré leur dispersion , est

clut nécessairement que toutes ses paroles sont divines. une nouvelle preuve que Jésus-Christ est le Messie. ibid.

53 CHAPITRE XVII.

130)

CHAPITRE IV.

56 ART. 1. — Il est démontré qne Jésus-Christ est le Mes-

ART. I. - Preuves particulières de la vérité des proplié- sie, par l'aveuglement des Juils.

Ibid.

lies de Jérémie.

ibid. ART. II. - Les Ecritures marquent la véritable cause de

AUT. II. – Pourquoi Dieu a révélé à Jérémie ce qui cel aveuglement.

13+

devail arriver à tous les peuples connus des Juifs,

ART. lil. — Il est démontré que Jésus-Christ est los

ART. III. Continuation des preuves de la vérité des Messie, iar les Ecritures qui oalirédit l'aveuglement les

pro, hélies de Jérémie.

ibid. Juifs el la vocation des Gentils.

133

ART. IV. - Observations importantes sur Jérémie, pre- CHAPITRE XVIII.

139

mière observation.

63 Il est prouvé que Jésus-Christ est le Messie, par les

Secoude observation.

Ibid. prophètes, qui donnent aux restes d'Israël, au lemis du

Troisième observation.

61 Messie, des caractères qui conviennent tous aux restes

CUAPITRE V.

65 d'Israël au lemps de Jésus-Christ.

ibid

Preuves particulières de la vérité des prophéties d'Ezé- CHAPITRE XIX.

143

chiel.

ibid.

ART. I. - Mélange de clartés et d'obscurités dans les

CHAPITRE VI.

68 prophéties du règne du Messie.

ibid.

A T. I. - Preuves de la vérité des prophéties de Danir!.. ART. II. – Il fallait promettre un roi que le peuple dé-

ibid. sirål, et un libréaleur que les justes reconnussent. 116

Arr. I. - On ne peut supçonner ces prophélics d'avoir ART. III. – Ce qui portait le peuple à l'espérer la

élé faites après l'événement.

einpêché de le connaitre.

115

CHAPITRE VII.

ART. IV. - Le Messie lel que le Juis l'espère, inutile

Certitude de la religion par diverses considérations des et dangereux.

Ibid.

Erritures.

ibid. ART. Y. - Fiction de deux Messies.

116

Arr. I. - On peut réduire à trois chefs ce qui est con- CHAPITRF. XX.

117

Tenu dans les Ecritures : au Décalogue; au culte public; Preuves que Jésus-Christ est le Messie, par la con or-

à la promesse du Messie.

ibid. mité de son règne avec ce que les proplétes ont dit de

ART. II. - Preuve de la vérité de la religion dans le celui du Messie.

ibid.

premier commandement du Décalogue.

ibid. ART. I. - Première preure. Les propliètes ont prédit

ART. III. - Preuve de la vérité de la religion dans le que le règne du Mes sera sans richesses el sans

dernier commandement du Décalogue.

78

moyens humains.

ibid.

CHAPITRE VIII.

ibid. ÅRT II. - Seconde preure. Regne éternel. 149

All. I. - Preuves que le culte extérieur prescrit par ART. III. – Troisième preure. Règne saus l'éclat et l'up-

Moise c'a point de liaison nécessaire avec la religion, et pareil des rois.

.bid.

qu'il u'est pas établi pour toujours.

ibid. ART. IV. – Quatrième preuve. Règne de grâce et di
ART. II. Le culie extérieur n'est point du premier sainteté.

150

dessein de Dieu.

ART. V. cinquième preure. Rezne invisible et inte.

ART. 117. - Le culte extérieur doit cesser dès que la rieur.

1.51
vérit:ible justice sera aunoucée.

83 ART. VI. — sixième preure. Regnc sur le mépris des
ART. IV. - Prcures que le culte extérieur doit cesser richesses.
a la Ville du Messie.

83 ART. VII. Septième preure. Ronne qui n'a rienie
ART. V. -- Nouvells preure que les Ecriures sont dini- comuun avec celui des mauvais ir...CS.

103

74

76

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