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elles n'appartiendront à personne. Plus les propriétés sont divisées, plus elles changent de mains, et peut-être ne faudrait-il pas morceler le sol beaucoup davantage, pour que, les droits de mutation et l'impôt foncier absorbant tous les revenus, l’État fut par le fait seul propriétaire. »

« Les passions les plus exaltées se joignant à tant de causes de désordre, personne ne peut dire quels destins Dieu réserve à la Société. Les doctrines religieuses, morales et politiques, les lois et les institutions qu'elles avaient consacrées, formaient comme un vaste édifice, demeure commune de la grande famille européenne. On a mis le feu à cet édifice. Les peuples s'entre-regardent à la lueur de l'incendie, et, agités d'un sentiment inconnu, attendent avec anxiété un avenir plus inconnu encore ».

F. de LA MENNAIS. Ainsi s'exprimait M. de La Mennais, en 1819, à l'occasion d'un livre de socialiste précoce; mais l'année 1834 n'était pas encore venue, et avec elle les fameuses « Paroles d'un croyant », dans lesquelles l'auteur devait renier ses opinions de 1819, et renchérir sur les abominables folies de M. Alexis Dumesnil.

« On conçoit qu'après avoir ainsi parlé, en 1819, l'abbé ait fait, six ans après, à l'occasion du 21 janvier, un article dans le « Drapeau blanc » (sitôt devenu le Drapeau rouge), que nous voudrions encore pouvoir reproduire tout entier, et où il s'écrie : « Qu'elle est baute la condition des rois ! » Le souverain qui laisse mettre son autorité en litige l'abandonne... Ce n'est pas sous la Convention, mais sous les États-Généraux (beau titre pour les élections de 1834!) que la monarchie périt en France...... Le Christianisme a créé la Royauté, elle est un de ses bienfaits. Il a élevé le pouvoir, il l'a divinisé... Hors le Christianisme, il y a des maîtres que l'on hait. (A ce train, vous êtes assez hors le Christianisme aujourd'hui !) — La Royauté est le seul état durable, le seul même qui soit possible aujourd'hui. - La Société croule quand la Royauté est abattue. — La Royauté et le sacerdoce sont divins dans leur origine (c'est, ce me semble, le Droit divini, aujourd'bui abhoré, ou il n'en fut jamais)..., L'on est roi, comme on est prêtre.... Un roi est le ministre de Dieu.... Et voilà ce qui fit de la mort de Louis XVI une calamité telle, qu'aucune nation n'en éprouva de senblable... (sauf la nation anglaise, pourtant, qui sacrifia Charles Jer). Les souverains, en abandonnant une partie ( vous voulez aujourd'hui qu'ils abandonnent tout), ne réussissent qu'à irriter des désirs à demi satisfaits, et à légitimer les factions..... Le pouvoir est tout ensemble la raison, la volonté, la force de la Société;, il est indivisible par son essence.... Chefs de nations, c'est à vous que la voix du sang de Louis XVI s'adresse; et que dit-elle? Tout en un seul mot : Soyez rois ! » Malheureux sujet, vous ne leur permettez même pas aujourd'hui d'être roi-citoyens ! Et qui sait, si vous ne direz pas un jour, comme nous ne savons quel régicide : « Un roi mort n'est pas un homme de moins...... »

« A quelques pages de là enfin, nous lisons dans les « Mélanges » que l'autcur a publiés en 1826, un article intitulé, à loutes pages : LIBERTÉ, lequel n'est autre chose qu'une philippique violente contre cette LIBERTÉ devenue aujourd'hui son Dieu, et dont nous ne voudrions que cette propo

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sition pour pulvériser les « Paroles d'un croyant » : « Chacun n'étant libre que dans la Société, et nulle Société ne pouvant exister sans Pouvoir, il s'ensuit que le Pouvoir est la première condition de la Liberté. · dans l'état parfait de la Société, le Pouvoir est.UN. » Malheur aux pations divisées ! Nous dirons, nous, seulement, malbeur aux diviseurs (1)! »

CXLIII. Sur un ouvrage intitulé : « Réponse aux Quatre concordats », de M. de Pradt, ancien archevêque de Malines, par M. l'abbé Clausel de Montals, prédicateur ordinaire du roi. (1819).

Réimprimé dans le premier recueil des « Mélanges religieux et philosophiques » de l'auteur, 1819, aux pages 473-82.

CXLIV. Sur un ouvrage intitulé : « Exposition de la doctrine de Leibnitz sur la Religion ; suivie de Pensées extraites du même auteur »; par M. Emery, ancien supérieur-général de Saint-Sulpice. (1819).

Réimpr. dans le premier recueil des « Mélanges religieux et philosophiques » de l'auteur, 1819, aux pages 483-95.

CXLV. Ouvrages ascétiques (des). Réimprimé dans le premier recueil des Mélanges religieux et philosophiques » de l'auteur, 1819, aux pages 514-518, et dans les Nouveaux (seconds) Mélanges, 1826.

CXLVI. Sur un ouvrage intitulé : « Du Pape », par M. le comte de Naistre. (1820).

Morceau qui ne forme pas moins de 61 pages. Il a été réimprimé dans les Nouveaux (seconds) Sélanges de l'auteur, 1826.

CXLVII. Sur la « Journée du chrétien ». 1820.
Morceau imprimé d'abord à la tête de la « Journée du chrétien »,

qui fait partie de la « Biblio que des dames chrétiennes », et reproduit ensuite dans les Nouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

CXLVIII. Sur un ouvrage intitulé : « Mémoires, Lettres et Pièces authentiques touchant la vie et la mort de S. A. R. monscigneur Charles-Ferdinand d’Artois, fils de France, duc de Berri », par M. le vicomte de Châteaubriand. (1820).

Réimpr. dans les Nouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

(1) Écrit en 1834, par M. A.-M. Madrolle, dans son « Histoire secrète du parti et de l'apostasic de M. de La Mennais, elc. », el imprimé pag. 125-26 de cet ouvrage, ctc.

CXLIX. Sur les Pères de l'Église. 1821.

Morceau imprimé à la tête de la « Doctrine chrétienne tirée des Pères », faisant partie de la « Bibliothèque des dames chrétiennes et réimprimé dans les Nouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

CL. Sur les « Confessions de saint Augustin ». 1821.

Imprimé d'abord à la tête des « Confessions de saint Augustin », qui font partie de la « Bibliothèque des dames chrétiennes », puis réimprimé dans les Nouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

CLI. De la Justice du dix-neuvième siècle, par M. Laurentie. (1823).

Réimpr. dans les Nouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

CLII. Sur l'Histoire véritable des Momiers de Genève, suivie d'une Notice sur les momiers du canton de Vaud ; par un témoin oculaire. (1823). Réimpr. dans les Nouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

CLIII. Défense de la vénérable compagnie des pasteurs de Genève, à l'occasion d'un écrit (de M. Nachon) intitulé : « Véritable histoire des Momiers ». Genève, 1er mai 1824, in-8.

Signée C. P. Cet écrit satirique a été réimprimé dans le mois de juillet du a Mémorial catholique x, et depuis, dans les Nouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

Au bas de la première page, on lit cette note : « Cette Défense, supposée écrite par un protestant, représente, avec une extrême fidélité, l'état actuel du Protestantisme sous le rapport des doctrines. On défie la vénérable compagnie des pasteurs de Genève de désavouer aucun des principes qu'on lui attribue, et d'en opposer d'autres aux momiers ». La « Revue protestante » convient elle-même que le Protestantisme consiste dans le droit d’examen conçu selon sa plus grande extension. C'est beaucoup que d'avoir obtenu un pareil aveu, d'où il résulte que le Protestantisme n'est point une Religion, mais l'amas incohérent de loutes les pensées qui peuvent monter dans l'esprit de l'Ilomme ».

CLIV. Examen impartial de l'avis du conseil d'État, touchant la lettre pastorale de M. le cardinal de Clermont-Tonnerre. Paris, au bur. du « Mémorial catholique », 1824, in-8 de 37 pages (Anon.).

Cet Examen ou ces Réflexions étaient destinées à paraître dans un recueil périodique, pour rendre compte de l'ouvrage intitulé « Des Appels comme d'abus, et de l'usage qu'en a fait le conseil d'Élat, au sujet d'une Lettre pastorale de Mgr le cardinal de Clermont-Tonnerre », par un ecclésiastique (le P. Tabaraud, ancien oratorien); leur élendue n'ayant

pas permis de les y insérer, nous les publions séparément sans en changer la forme. Avis en tête de la première page de cel écrit :

Nous n'avons retrouvé cet écrit dans aucun des trois volumes de « Mélanges » de l'auteur.

en ré

CLV. Lettre au rédacteur du « Mémorial catholique » ponse à la « Revue protestante ». Septembre 1825.

Réimprimé dans les troisièmes Mélanges de l'auteur, 1835.

CLVI. Sur une nouvelle traduction de la Bible, par M. Genoude. Réimpr. dans les Vouveaux (seconds) Mélanges de l'auteur, 1826.

CLVII. (Sur la) « Restauration de la science politique », par M. de Ialler. Réimpr. dans les Nouveaux (seconds) Nélanges de l'auteur, 1826.

CLVIII. Sur une attaque dirigée contre M. l'abbé de La Mennais et le « Mémorial catholique ».

A l'occasion de deux réfutations de « l'Essai sur l'indifférence en matière de religion », par l'abbé Flottes, examinées dans le « Journal des Débats », par M. l'abbé A.

Réimprimé dans les troisièmes Mélanges de l'auteur, 1855.

CLIX. Lettre de M. l'abbé F. de La Mennais (au rédacteur du « Mémorial catholique ») sur les attaques dirigées contre lui à l'occasion de son dernier ouvrage; suivie d'une Réponse à l'ouvrage intitulé : « Antidote contre les Aphorismes » de M. L. M. (de M. l'abbé P.- D. Boyer, alors directeur du séininaire de Saint-Sulpice). (Extrait du « Mémorial catholique »). Paris, au bureau du « Mémorial », 1826, in-8 de 44 pag. Réimpr. dans les troisièmes Jélanges de l'auteur, 1835.

CLX. Lettre au rédacteur de la « Quotidienne » (à l'occasion du mandement de l'archevêque de Paris sur la mort de Léon XII et sur l'ouvrage de M. de La Mennais, intitulé « Des Progrès de la Révolution...). La Chenaie, le 27 février 1829. Réimpr. dans les troisièmes Mélanges de l'auteur, 1835.

CLXI. Sur l'Histoire des anciens peuples italiens, de Micali. Études littéraires. Impr. dans la « Revue des Deux-Mondes », II° série, 15 mai 1833.

CLXII. Lettre au rédacteur du « Mémorial catholique » (à l'occa

sion d'un article de la « Revue protestante » où M. de La Mennais traitait les protestants de Jacobins).

Réimprimé dans les troisièmes Mélanges de l'auteur, 1835.

Les violentes attaques réitérées de M. de La Mennais contre les Protestants valurent à leur auteur l'épigramme suivante due à l'un de nos poètes les plus spirituels (1):

Après avoir décrit quelques erreurs et folies des Protestants, le poète indigné répond au prêtre:

Avec quel art perfide , exploitant ces malheurs,
Ta haine parmi nous en cherche les auteurs,
Et se plait à guider la royale vengeance
Vers ces fils de Calvin , dont le repos t'offense!
De quel soin, réveillant nos vieilles passions ,
Tu comples leurs forfaits et leurs rébellions !
Imprudent! si le crime a souillé leur querelle,
Ta secte, en ses fureurs, fut-elle moins cruelle ?
Vit-on le calviniste, au pied de ses autels,
Armer les Ravaillac, les Clément, les Chatels?
A-t-il, pour engloutir un sénat et son maitre (2),
Sous les voûtes d'un cloitre, entassé le salpêtre ?
Et pour perdre un César qu'un prêtre avait proscrit ,
Mêla-t-il le poison au sang de Jésus-Christ (3)?

VIENNET, Ėpitre à l'abbé ka Mennais. CLXIII. Sur la Profession de foi de l'Église catholique française, précédé de l'Esprit de l'Église romaine ou de l'Éducation antinationale des séminaires. 19 avril 1831.

Article de « l'Avenir », reproduit dans le t. II des Mélanges catholiques (1831, 2 vol. in-8), et dans les troisièmes Mélanges de l'auteur, 1835.

(1) Un écrivain religieux, M. Madrolle, a pris plus tard la mission de défendre les Protestants contre le zèle factice de M. de La Menuais, dans son « Histoire secrète du parti et de l'apostasie de M. de La Mennais » (1835), en disant : Que dans un séjour qu'il a fait à Genève au mois d'octobre 1834, pendant lequel il a cu des conférences avec les plus célèbres pasteurs, il a prédit et cherché à prouver rationnellement à M. Chenevière, qui ne manquera point de se le r'appeler, que l'abbé La Mennais était bien moins calliolique que lui, M. Chenevière, qu'il avait injustement accusé d'incrédulité. Dans ses a Considérations sur le système philosophique de M. de La Mennais », le P. Henri Lacordaire, son ancien disciple, a établi que le système philosophique de M. de La Mennais renferme le plus vaste protestantisme qui ait encore paru.

(2) La conspiration des poudres, qui fit pendre les deux jésuites Garnet et Oldecorne, fut découverte à Londres, le 5 novembre 1605.

(3) Henri VII, empereur d'Allemagne, excommunié par le Pape, fut enpoisonné par un Jacobin, avec le vin de la communion.

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