Obrázky na stránke
PDF
ePub
[graphic]

" (35) it-puissant, possédant la pen. oint de la pouvoir donner à ue la matière pense lorsqu'elle eculer la conclusion, et non la

matière pense lorsqu'elle est veut donc pas s'organiser elledrait qu'elle pensât pour s'orqu'elle pensât avant de pouvoir 'il est démontré que c'est à un unt que l'être supérieur , qui est ence , il en est évidemment de Férieur , c'est-à-dire de notre es corps qui nous environnent. en effet , que le degré d'être solument dépendant de ce Créaet que le degré d'être plus bas e et soit indépendant de ce mên était ainsi , il faudrait dire que être aurait la plus haute perfecd'exister par soi-même, el que aurait la plus grande imperfecdépendant et d'avoir une exisce qui serait absurde.

1. L'ÊTRE NÉCESSAIRE.

si l'on veut, tout ce qui précède. existe; donc quelque chose a touquelque chose existe nécessaireEternité : car autrement il y au

a

rait eu un temps où rien n'aurait existé, et alors d'où serait venu ce qui existe, le néant ne pouvant rien produire ? Il у

donc un être nécessaire. L'athée lui-même en convient. Mais cet être , quel est-il? Est-ce la matière comme le prétend l’athée, ou un être distinct de la matière, et qui en est le Créateur ?... Voilà la question réduite aux plus simples termes: un raisonnement facile à saisir va la résoudre.

Exister nécessairement, c'est exister de telle sorte que la non-existence implique contradiction : ces deux idées sont identiques. Par exemple, il est nécessaire d'une nécessité absolue que tous les points de la circonférence d'un cerele soient à égale distauce da centre, c'est-à-dire que la non-existence de cette égalité de distance dans un cercle implique contradiction. Par exemple encore , il est nécessaire qu'un triangle ait trois angles et n'en ait

que trois, c'est à-lire que la non-existence de trois angles et de trois angles seulement dans un triangle implique contradiction; et comme ce qui implique contradiction est essentiellement impossible, et ne peut être conçu , personne ne concevra jamais ni un cercle avec l'inégalité de distance des points de sa circonférence au centre, ni un triangle de deux ou de quatre angles. Il suit de là que si la matière existait nécessairement , sa non-existence inpliquerait contradiction, et que personne ne pourrait la concevoir. Or cependant rien de plus aisé

que

de concevoir la non-existence de la matière. Qu'on so

représente, en effet, un pied cube de matière, et qu'on se demande à soi-même si l'on ne conçoit pas aisément qu'il pourrait ne pas exister , si la nonexistence de ce pied cube implique contradiction et répugne à l'esprit: tout homme de bonne foi conviendra qu'il le conçoit, et qu'il n'y a aucune répuguance. Mais ce que je dis d'un pied cube, je puis le dire de deux , de trois, de quatre , d'un pombre quelconque d'autres pieds cubes, par conséquent de la totalité de la matière qui est toute divisible en pieds cubes. On peut donc concevoir trèsbien la non-existence de la matière; elle n'existe donc pas nécessairement; elle n'est donc

pas

l'être nécessaire, cause de ce qui existe. Si elle n'est pas l'être nécessaire , cause de ce qui existe , évidemmenų l'être nécessaire est un être distingué de la matière ; et qu'on cherche, tant qu'on voudra, l'on ne pourra pas en trouver d'autre

que
celui

que nous appelons Dieu.

La création est une conséquence irrécusable de cette preuve. La matière existe; elle ne peut exis. ter sans qu'il y ait une raison suffisante de son existence ; il ne peut y avoir que deux raisons suffisantes de l'existence : l'avoir par la nécessité de sa nature, ou la recevoir d'autrui. La matière n'existe pas par la nécessité de sa nature: cette vérite vient d'être démontrée ; elle a donc reçu d'autrui l'exis. tence ; si elle a reçu l'existence , elle a passé du non-être à l'être ; si elle a passé du non-être à l'être, elle a été créée; Dieu est donc le créateur de

[graphic][subsumed][subsumed][subsumed][subsumed][ocr errors]

nom d'un Être suprême (1), comme l'attestent les traditions, les annales et les monumens de tous les pays et de tous les âges. Or, dit Cicéron , le consentement de toutes les nations est une loi de la nature : Consensio populorum lex naturæ putanda est ( Tusc. 1--13). L'athéisme est donc contre nature autant qu'il est opposé à la saine rai

son.

(1) On demandait , un jour , à un pauvre arabe du désert, ignorant comme le sont la plupart des Arabes , comment il s'était assuré qu'il y a an Dieu. — « De la méme façon, répondit-il, que je connais , par les traces marquées sur le sable , s'il y a passé un homme ou une bête. » (Voyage en Arabie , par M. Darvieux.)

[ocr errors]
« PredošláPokračovať »