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Te minor latum reget æquus orbem : Tu gravi curru quaties Olympum; Tu parum castis inimica mittes Fulmina lucis.

Et toi, du haut de ton char, dieu puissant, Sur l'Olympe ébranlé promène le tonnerre, Et, de tes redoutables traits,

Frappe les bois sacrés qu'ont souillés nos forfaits.

CARMEN XIII.

AD LYDIAM.

Cum tu, Lydia, Telephi Cervicem roseam, cerea Telephi

Laudas brachia, væ! meum Fervens difficili bile tumet jecur.

Tunc nec mens mihi, nec color
Certa sede manet; humor et in genas
Furtim labitur, arguens

Quam lentis penitus macerer ignibus.
Uror, seu tibi candidos

Turparunt humeros immodica mero

Rixæ; sive puer furens Impressit memorem dente labris notam.

Non, si me satis audias, Speres perpetuum, dulcia barbare

Lædentem oscula, quæ Venus

Quinta parte sui nectaris imbuit.

CARMEN XIII.

A LYDIE.

Quand ta bouche exalte, Lydie,
De Télèphe le cou charmant,

De Télèphe la main jolie,

Oh! malheur! car mon sein brûlant

Contient mal le courroux qui le gonfle et l'enflamme; Un trouble affreux bouleverse mon âme,

D'une vive rougeur mon front est animé,
Et de mon ardente prunelle,
Echappée en secret, une larme révèle
Le feu lent et profond dont je suis consumé.
J'étouffe, soit qu'une bruyante orgie

Soit

De ton épaule ait souillé la blancheur, que, dans un baiser d'amoureuse furie, Sa dent ait sur ta lèvre imprimé son ardeur. Ecoute enfin ma voix, et ne crois pas, Lydie, A la foi d'un amant qui, brutal en ses goûts, Outrage des baisers si doux,

Que Vénus humecta de miel et d'ambroisie.

Felices ter et amplius,

Quos irrupta tenet copula, nec malis Divulsus querimoniis

Suprema citius solvet amor die!

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